Nouvelles polémiques autour de la centrale de Fessenheim

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    PARIS, 4 mars (Reuters) - L'Autorité de sûreté nucléaire 
(ASN) réaffirme que l'incident survenu en 2014 à la centrale 
nucléaire française de Fessenheim était mineur, de niveau 1 sur 
l'échelle Ines qui en compte 8, contrairement aux affirmations 
de médias allemands. 
    La ministre allemande de l'Environnement Barbara Hendricks a 
déclaré jeudi que la centrale du Haut-Rhin, toute proche de la 
frontière avec l'Allemagne et la Suisse, était "trop vieille". 
    Sans mettre en cause les conclusions de l'ASN sur l'incident 
de 2014, elle a estimé que Fessenheim "devrait être fermée le 
plus vite possible", une position qu'elle avait déjà exprimée. 
    Dans sa notification de l'événement, datée du 17 avril 2014, 
l'ASN indiquait qu'une inondation interne dans la partie non 
nucléaire de l'installation a endommagé des systèmes électriques 
de sauvegarde et conduit à la mise à l'arrêt du réacteur". 
    Elle précisait que l'événement n'ayant "pas eu de 
conséquence sur le personnel ni sur l'environnement de 
l'installation", elle l'avait classé au niveau 1 sur l'échelle 
internationale des événements nucléaires. 
    L'ASN ajoutait qu'EDF  EDF.PA  avait eu recours à une 
solution borée pour arrêter le réacteur, ce qui a fait dire à 
des médias allemands que l'incident était grave. 
    "Ce qu'on a dit il y a deux ans reste parfaitement valable, 
l'utilisation de bore est prévue par la procédure", a déclaré 
vendredi un porte-parole de l'ASN. "C'est un incident de niveau 
1, c'est-à-dire très faible sur l'échelle Ines". 
     
    PLAINTE DU CANTON DE GENEVE    
    Dans Le Monde, daté du 5 mars, Sophie Letournel, chef de la 
division de Strasbourg de l'ASN, affirme qu'il n'y a pas lieu de 
fermer Fessenheim "du point de vue de la sûreté nucléaire".  
    François Hollande avait promis avait promis la fermeture de 
Fessenheim avant la fin de son quinquennat.  
    Mais il a reconnu en septembre dernier que la centrale ne 
pourrait fermer en 2016, en raison du retard du chantier de 
l'EPR de Flamanville (Manche) dont l'ouverture a été reportée à 
fin 2018. 
    La loi de transition énergétique contraindra EDF à arrêter 
deux tranches nucléaires lors de la mise en service de l'EPR. 
    La polémique intervient après la plainte du canton de Genève 
pour mise en danger d'autrui par l'exploitation de la centrale 
française du Bugey. 
    La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, s'est 
déclarée dimanche dernier "prête à donner le feu vert" au 
prolongement de dix ans de la durée de vie des centrales 
nucléaires françaises, qui passerait ainsi de 40 à 50 ans. 
    Mais Europe Ecologie-Les Verts (EELV) réaffirme que 
"prolonger des centrales vieillissantes, c'est faire courir des 
risques insensés à la population européenne". 
    "La loi de transition énergétique impose de fermer des 
réacteurs nucléaires. La raison commande de commencer par fermer 
la centrale la plus vieille de France", écrit EELV dans un 
communiqué. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 

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