Nouvelles mesures de sécurité à Jérusalem et en Cisjordanie

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RAMALLAH, Cisjordanie, 5 octobre (Reuters) - Le gouvernement israélien a annoncé lundi soir un renforcement des mesures de sécurité après de nouveaux heurts qui ont coûté la vie à un jeune palestinien de 13 ans près de Bethléem, en Cisjordanie occupée, selon une source médicale palestinienne. Le garçon originaire du camp de réfugiés d'Al Aïdah a été atteint d'une balle en plein coeur, a-t-on précisé de même source. L'armée israélienne assure ne disposer d'aucune information sur le sujet et dit procéder à des vérifications. D'autres affrontements entre forces de l'ordre israéliennes et lanceurs de pierres palestiniens ont fait 170 blessés dans les rangs des seconds, selon le Croissant-Rouge. Deux agressions au couteau commises par des Palestiniens, dont l'une a coûté la vie à un Israélien, avaient eut lieu à quelques heures d'intervalle ce week-end, à Jérusalem, où règne une tension croissante, alimentée par le statut de l'Esplanade des mosquées. Dans son édition de dimanche, le Yedioth Ahronoth, premier tirage de la presse israélienne, parlait en "une" d'une "troisième intifada". Jeudi, un couple d'Israéliens a été tué par balles près de la colonie juive d'Itamar, en Cisjordanie, et les services de sécurité israéliens ont annoncé l'arrestation de cinq suspects à Naplouse dans le cadre de l'enquête sur ce double meurtre. Dans la soirée, lors d'un réunion de son cabinet de sécurité, le Premier ministre a donc annoncé de nouvelles mesures pour ramener le calme. Quatre bataillons supplémentaires vont être déployés en Cisjordanie et des milliers de policiers ont été envoyés en renfort à Jérusalem, a-t-il précisé devant les caméras de télévision, pronant la fermeté à l'égard du "terrorisme et des fauteurs de troubles". "La police va aller plus profondément dans les quartiers arabes, ce qui n'a pas été fait par le passé. Nous allons démolir les maisons des terroristes. Nous allons autoriser nos forces à agir fermement contre ceux qui lancent des pierres et des bombes incendiaires", a-t-il ajouté. Ces mesures n'ont toutefois pas satisfait les milliers de manifestants rassemblés près de sa résidence pour dénoncer "le manque de détermination" du gouvernement. A Washington, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a lancé un appel au calme et a jugé "inacceptable de la part des deux camps de considérer la violence comme une solution (...) (Ali Sawafta et Nidal al Mughrabi; Tangi Salaün et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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