Nouvelles mesures d'aide aux céréaliers en difficulté

le
1
DES MESURES POUR AIDER LES CÉRÉALIERS
DES MESURES POUR AIDER LES CÉRÉALIERS

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé mercredi de nouvelles mesures d'aide aux céréaliers, confrontés à de mauvaises récoltes en raison de fortes pluies et d'un manque d'ensoleillement, dans un contexte de prix tirés à la baisse.

Les premiers résultats de la moisson de blé, céréale la plus cultivée en France, annoncent une production autour de 30 millions de tonnes cette année, selon le groupement de producteurs Orama.

Ceci représenterait une baisse de plus de 25% par rapport à 2015, une année record, et le plus bas niveau depuis au moins 13 ans.

Les exploitants français les plus en difficulté pourront bénéficier de délais de paiement ou de remises gracieuses d'impôts et de taxes, lit-on dans le compte rendu du conseil des ministres.

Un dégrèvement d'office de la taxe sur le foncier non bâti a en outre été mis en place pour les parcelles sinistrées et les conditions d'accès aux remboursements mensuels des crédits de TVA ont été assouplies.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a rappelé que les producteurs pouvaient en outre solliciter des reports de paiements de cotisations auprès de la mutualité sociale agricole.

Le ministère de l'Agriculture s'est dit dans l'impossibilité de prévoir le montant de ces mesures, qui dépendra des demandes des producteurs. Un bilan sera effectué en septembre "pour voir s'il faut ajouter d'autre mesures", explique-t-on.

L'objectif est d'assurer aux producteurs la trésorerie nécessaire à la relance de leurs cultures pour l'an prochain.

"La situation que l'on vit est d'une extrême gravité", a déclaré mercredi le président d'Orama, Philippe Pinta, à des journalistes. "Même quand on interroge les anciens, ils n'ont jamais vu une telle catastrophe."

(Sybille de La Hamaide et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • jmlhomme il y a 6 mois

    Et si vous leur disiez CHER ministre que la gestion impose de provisionner lord des bonnes années pour les mauvaises..... et de faire de la polyculture ou de la polyactivité pour éviter de dépendre d'une calamité naturelle sur un secteur.