Nouvelles mesures contre le pic de pollution

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DES MESURES D'URGENCE CONTRE LE PIC DE POLLUTION
DES MESURES D'URGENCE CONTRE LE PIC DE POLLUTION

PARIS (Reuters) - De nouvelles mesures d'urgence, dont la gratuité des transports en commun en Ile-de-France, ont été prises jeudi pour lutter contre le pic de pollution qui perdure en France et a trouvé, avec l'intervention du gouvernement, un écho politique.

Le ministre de l'Ecologie Philippe Martin a souligné lors d'une conférence de presse que 17 régions de France étaient affectées par le phénomène, particulièrement aigu à Paris où il a débuté il y a huit jours.

"Au vu des prévisions disponibles à 48 heures, le gouvernement a décidé de mettre en oeuvre un dispositif d'urgence pour préserver nos compatriotes des effets de cette pollution", a-t-il expliqué.

Les transports publics seront ainsi gratuits en Ile-de-France le week-end prochain et, en fonction d'un point de la situation qui sera effectué samedi, des "mesures d'adaptation de la circulation" pourraient être prises dans la région.

Le président de la Région, Jean-Paul Huchon, a souligné que la mesure demandait un "gros effort financier".

Le seuil d'alerte de pollution aux particules fines, jugées cancérigènes par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a été franchi jeudi pour la deuxième fois en moins d'une semaine à Paris et l'a été pour la première fois dans plusieurs villes de France.

La préfecture de Paris et celle du Nord-Pas-de-Calais, entre autres, avaient déjà pris mercredi des mesures de limitation de vitesse et de contournement des agglomérations, mais écologistes et associations avaient dénoncé une réaction insuffisante.

Un arrêté interpréfectoral d'octobre 2011 prévoit la mise en oeuvre de la circulation alternée et la gratuité des transports en commun lorsque la concentration de particules fines dépasse 80 microgrammes par m3 d'air.

A Paris, elle était de 100 mg/m3 jeudi selon Airparif, un niveau que n'atteignait aucune autre ville d'Europe occidentale. Selon l'OMS, un risque existe à partir d'une exposition à un niveau supérieur à 50 mg/m3 pendant trois jours dans l'année.

LA FRANCE MAUVAIS ÉLÈVE

Toutes les mesures auraient pu être prises par le préfet, mais l'annonce par le ministre témoigne de l'enjeu politique du sujet - ainsi l'urgence est considérée alors que les prévisions pour vendredi (90 mg/m3) sont moins élevées que jeudi.

Mais Philippe Martin prépare une loi sur la transition énergétique, quelques mois après le recul du gouvernement sur l'"écotaxe", et la France est encore un mauvais élève.

Elle fait d'ailleurs l'objet d'une procédure devant la Cour de justice de l'Union européenne, lancée en 2011 à l'initiative de la Commission pour "manquement aux règles de l'UE en matière de qualité de l'air".

Elle est aussi dépendante au diesel, qui représente 60% de son parc automobile mais 80% de la consommation de carburant. Or ses gaz d'échappement contiennent des particules fines.

C'est pour cette raison, notamment, qu'Europe Ecologie-Les Verts avait réclamé à la mi-journée la mise en oeuvre de la circulation alternée, jugeant que la décision de Paris de rendre gratuits les services Vélib' et Autolib' relevait du symbole.

"C'est sur la masse de véhicules en circulation qu'il faut agir", avait dit Christophe Najdovski, candidat EELV aux municipales, qui s'est ensuite félicité par communiqué de la gratuité des transports, sans renoncer à demander davantage.

Pierre Serne, vice-président de la Région chargé des transports, rappelait que, si la circulation a reflué de 25% dans Paris depuis 2001, "elle est stable en grande couronne. Or la pollution n'est pas forcément produite à Paris mais en grande couronne."

Si la majorité du pays était concernée jeudi, les pics de pollution tendent à se répéter à Paris. La capitale avait déjà connu en décembre un niveau d'alerte sans précédent depuis 2007, année de mise en oeuvre de la veille sur les particules fines.

La majorité socialiste sortante défend son bilan et en profite pour attaquer l'opposition, à moins de deux semaines du premier tour des municipales, le 23 mars.

"A chaque fois qu'il a fallu rééquilibrer l'espace public - voies sur berges, place de la République -, lorsqu'il a fallu créer Vélib', lorsqu'on a fait le tramway (...) on a pris des critiques de l'opposition de droite", a dit à Reuters Julien Bargeton, adjoint chargé des transports.

(Gregory Blachier, avec Michel Rose, édité par Yves Clarisse)

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  • dupon666 le jeudi 13 mar 2014 à 20:55

    c'est pas parce que la "nouvelle norme" change quelque chose que les vehicules en circulation depuis 6 ans et qui generent des particules fines,arretent de rouler....

  • berkowi le jeudi 13 mar 2014 à 19:49

    Encore une fois les assertions de cet article ne sont pas totalement vrai. Les moteurs diesel depuis la norme V n'émettent plus de fine particule grâce au FAP mais par contre ils émettent certains gaz nocifs. Au passage, je ne pense pas que respirer les gaz d'échappements d'une voiture à essence soit très bon. La norme VI réglera le problème des gaz nocifs. Mais il est tellement plus facile de généraliser que d'être sélectif.

  • mlaure13 le jeudi 13 mar 2014 à 19:39

    Les fines particules dioxyde d'azote sont mortelles...celles de bois, bcp, bcp moins ...:-)))

  • faites_c le jeudi 13 mar 2014 à 18:49

    La réglementation est extrêmement drôle : si vous êtes exposé à des poussières de bois pendant vos 8 h de travail vous avez le droit de travailler dans une atmosphère avec des concentrations 10 fois supérieures au seuil admissible pour la population. C'est connu les travailleurs du bois sont beaucoup plus résistants aux atmosphères chargées en poussières que l'individu lambda!

  • faites_c le jeudi 13 mar 2014 à 18:43

    "A Paris, elle était de 100 mg/m3 jeudi selon Airparif." C'est cela! Et pourquoi pas de 100 g/m3 pendant que l'on y est!!! Encore un journaliste qui ne comprend rien à ce qu'il écrit! La concentration dans l'air en particules était de 100 micro grammes soit une concentration 1000 fois inférieure à celle indiquée dans cet article

  • M8444634 le jeudi 13 mar 2014 à 18:17

    Quel cinéma ! Le pic de pollution n'existe que parce qu'on a abaissé drastiquement les normes. Il y a 40 ans, ce niveau de pollution aurait été jugé anodin. Il faut arrêter de terroriser les populations. On fait la même chose avec la vitesse. Roulez à 60 km/h en ville et vous êtes un chauffard ! Nos soixante-huitards qui voulaient interdire d'interdire auraient bien ri si on leur avait dit que dans leur vieil âge, ils seraient devenus des trouillards barbotant dans une mer d'interdits !

  • frede331 le jeudi 13 mar 2014 à 18:09

    Une seule mesure : decentraliser massivement Paris

  • mlaure13 le jeudi 13 mar 2014 à 18:03

    Mesures d'urgence?...Mais c'est bien trop tard...Mais on s'en fiche...TOUT le monde s'en fiche...Et ce n'est que la partie visible de l'iceberg de la mort, qui va condamner l'humanité pour toujours...Aléa Jacta Est !...