Nouvelles discussions sur le partage du pouvoir en Afghanistan

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KABOUL, 3 septembre (Reuters) - Ashraf Ghani et le Dr. Abdullah Abdullah, qui revendiquent tous deux la victoire à la présidentielle afghane du 14 juin, ont entamé mercredi de nouvelles discussions pour tenter de sauver l'accord de sortie de crise conclu sous l'égide des Etats-Unis. Le second, qui menaçait de dénoncer dès mardi cet accord prévoyant la formation d'un gouvernement d'union nationale dans lequel siégerait le candidat malheureux, a repoussé son ultimatum d'une journée. Il s'est en revanche déjà retiré du processus de recomptage des bulletins supervisé par l'Onu, jugeant qu'il n'est pas mené de façon suffisamment stricte pour dissiper les soupçons de fraudes. Lundi, son colistier Mohammad Mohaqeq avait annoncé la rupture des discussions sur le partage du pouvoir, mais l'équipe de campagne a donc annoncé mercredi la reprise des discussions à l'initiative des Etats-Unis. "Des négociations sont en cours. Nous sommes optimistes", a déclaré Mahmoud Saiqal, proche conseiller d'Abdullah. Un nouveau comité formé de quatre représentants de chaque camp a été mis sur pied pour définir les fonctions du battu de la présidentielle au sein de l'exécutif. Abdullah et Ghani ont en outre été reçus par le président sortant Hamid Karzaï, qui tient au succès de la première transition démocratique de l'histoire afghane. La crise risque d'exacerber des tensions ethniques déjà très vives. Abdullah, ex-chef de la diplomatie afghane, est principalement soutenu par la minorité tadjike, installée dans le nord de l'Afghanistan. Ghani, ancien économiste de la Banque mondiale, appartient quant à lui à la communauté pachtoune, majoritaire. (Sanjeev Miglani et Hamid Shalizi, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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