Nouvelles dépréciations pour EDF mais objectif d'Ebitda relevé

le , mis à jour à 21:30
0
EDF ANNONCE DE NOUVELLES DÉPRÉCIATIONS MAIS RELÈVE SON OBJECTIF D'EBITDA
EDF ANNONCE DE NOUVELLES DÉPRÉCIATIONS MAIS RELÈVE SON OBJECTIF D'EBITDA

PARIS (Reuters) - EDF a annoncé mercredi soir qu'il passerait de nouvelles dépréciations d'actifs dans ses comptes du second semestre mais le groupe a dans le même temps revu à la hausse son objectif de croissance de l'Ebitda pour 2015.

Le numéro un français de l'électricité précise dans un communiqué qu'il table désormais pour cette année sur une croissance organique de son Ebitda d'au moins 3% contre une prévision initiale comprise entre zéro et 3%.

Il ajoute que des dépréciations d'actifs supplémentaires prévues pour le second semestre s'élèveront à 2,3 milliards d'euros.

"Ces dépréciations sont sans impact, ni sur la trésorerie du groupe ni sur le résultat net courant utilisé pour la détermination du dividende", souligne EDF qui négocie le rachat de la division réacteurs d'Areva.

Le groupe a précisé que ces pertes de valeur concernaient ses activités au Royaume-Uni, en Pologne, en Italie ainsi que sa participation dans l'américain CENG.

En ce qui concerne les objectifs pour 2018, EDF a en outre confirmé qu'il visait un flux de trésorerie positif et 10,5 milliards d'euros d'investissements au maximum.

Il s'attend également à ce qu'en 2018, ses charges opérationnelles soient inférieures de 700 millions d'euros à leur niveau de 2015.

En octobre dernier, le quotidien Les Echos avait rapporté qu'EDF prévoyait de céder pour au moins 10 milliards d’euros d’actifs à l’horizon 2020 dans le but de financer son programme d'investissements et de respecter ses objectifs financiers.

En quête de capitaux pour financer les travaux de son parc nucléaire français, mener à bien son projet d'EPR en Grande-Bretagne ou encore racheter l'activité réacteurs nucléaires d'Areva, EDF a annoncé en juillet une revue stratégique de ses actifs de production d'énergie à partir de combustibles fossiles en Europe continentale.

Parmi les options dont dispose le groupe pour lever de l'argent frais figure aussi, selon Les Echos, l’activité exploration-production de sa filiale italienne Edison.

D'autres hypothèses sont aussi sur la table, selon Les Echos, comme la vente de la participation du groupe dans l’américain CENG ou dans le Suisse Alpiq.

EDF a dit le mois dernier qu'il comptait investir 2 à 2,5 milliards d'euros par an pour atteindre ses objectifs de développement en matière d'énergies renouvelables.

Il veut quasiment doubler d'ici 2030 ses capacités de production d'énergies renouvelables, pour les porter à plus de 50 gigawatts (GW) contre 28 GW actuellement.

(Matthieu Protard, édité par Marc Angrand)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant