Nouvelles accusations d'abus sexuels visant l'Onu en Centrafrique

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BANGUI, 11 novembre (Thomson Reuters Foundation) - Trois adolescentes déplacées par les combats en République centrafricaine disent avoir subi des abus sexuels de la part de militaires de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca). Ces trois jeunes filles âgées de 14 à 17 ans, qui se sont confiées à Thomson Reuters Foundation, vivent dans des camps pour déplacés à Bambari, à 380 km au nord-est de Bangui, non loin d'une base où stationnent plus de 500 casques bleus originaires principalement de République démocratique du Congo, du Bangladesh et du Cameroun. Elles disent avoir eu des relations sexuelles pendant plusieurs semaines avec des casques bleus congolais. L'une d'elles, qui dit avoir 14 ans, a donné naissance à un enfant, fruit de sa relation avec un soldat congolais. Une autre, âgée de 17 ans, est enceinte de sept mois. "Il me donnait de l'argent mais il n'est pas venu me voir récemment", a-t-elle dit à la fondation Reuters. Des accusations d'abus sexuels sur mineurs ont plusieurs fois été formulées ces derniers mois à l'encontre de casques bleus et de soldats français déployés en République centrafricaine. Du siège des Nations unies à New York, la Minusca a déclaré dans un communiqué qu'elle dépêcherait une équipe à Bambari afin de rassembler des faits et de prendre immédiatement des actions disciplinaires et préventives. La Minusca, qui est opérationnelle depuis avril 2014 en Centrafrique, compte 11.000 hommes. (Tom Esslemont; Jean-Stéphane Brosse pour le service français; Thomson Reuters Foundation est la fondation caritative de Thomson Reuters dédiée à la couverture des sujets humanitaires et liés aux droits des femmes, à la lutte contre la corruption et au changement climatique.; http://www.trust.org)

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