Nouvelle-Zélande-Taux inchangés, le dollar "kiwi" s'envole

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    WELLINGTON, 9 juin (Reuters) - La banque centrale 
néo-zélandaise a laissé son taux directeur inchangé à son plus 
bas record de 2,25% tout en laissant entendre qu'elle n'était 
guère disposée à assouplir davantage sa politique monétaire au 
vu de l'envolée des prix immobiliers dans le pays. 
    Cette décision provoque une vive hausse du dollar 
néo-zélandais, qui gagne 1,74% par rapport au dollar américain 
 NZD=  vers 08h15 GMT, un bond qui semble suggérer que certains 
économistes avaient anticipé une nouvelle baisse des taux. 
    La Banque de réserve de Nouvelle-Zélande n'a pas exclu cette 
possibilité au nom du bas niveau de l'inflation, une situation 
qui pèse sur l'économie mondiale et qui a conduit la banque 
centrale sud-coréenne à annoncer une baisse surprise de son taux 
directeur, ramené à 1,25%.  ID:nL8N19102E  
    Mais le pays - où les taux ont été abaissés à cinq reprises 
depuis juin 2015, la dernière remontant en mars - se retrouve 
aussi avec marché immobilier en plein boom. 
    "L'inflation du prix des maisons à Auckland et dans d'autres 
régions vient se rajouter aux inquiétudes concernant la 
stabilité financière", déclare Graeme Wheeler, gouverneur de la 
banque centrale, cité dans un communiqué. 
    Le marché évalue désormais 40% les chances d'une baisse des 
taux à l'issue de la réunion du 11 août alors qu'elles étaient 
vues à 60% avant la décision de ce jeudi. 
    "Il y a de puissantes forces, opposées, qui viennent donner 
des coups de tampon dans la position en matière de politique 
monétaire. La stabilité des prix à elle seule justifierait des 
taux plus bas mais l'argument plaidant en faveur du statu quo 
est le rebond du marché immobilier, et les commentaires au sujet 
de ce dernier manifestent plus d'inquiétudes qu'en avril", a 
déclaré Ben Jarman, économiste chez JPMorgan. 
    Selon le Fonds monétaire international (FMI), les prix 
immobiliers en Nouvelle-Zélande, alimentés par le bas niveau des 
taux, un niveau élévé d'immigration et une pénurie de logements, 
connaissent la deuxième hausse la plus prononcée au monde, 
derrière ceux du Qatar. 
    De son côté, à 0,4%, l'inflation est largement en-deçà de 
l'objectif d'une inflation annuelle comprise entre 1% et 3% de 
la banque centrale. 
 
 (Rebecca Howard et Charlotte Greenfield, Benoît Van 
Overstraeten pour le service français) 
 
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