Nouvelle-Zélande : Les Blacks sortent la pommade

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Nouvelle-Zélande : Les Blacks sortent la pommade
Nouvelle-Zélande : Les Blacks sortent la pommade

A quatre jours de leur quart de finale contre les Bleus, les All Blacks ont décidé de flatter leurs futurs adversaires. Méfiants au regard de leurs expériences passées, les Néo-Zélandais refusent de se voir trop beaux.

Comme en France, les médias néo-zélandais leur rabâchent leur échec de 2007 depuis deux jours. Car comme il y a huit ans, à Cardiff déjà, les Blacks retrouveront samedi le XV de France en quarts de finale de la Coupe du monde. Certains s’en amusent, d’autres, qui n’avaient pas encore débuté leur carrière à l’époque, s’en agacent. « L’identité de notre adversaire n’a pas vraiment d’importance. L’essentiel pour nous était d’arriver en quarts de finale en finissant premiers de notre poule, explique Dan Carter. On savait qu’on tomberait soit contre l’Irlande, soit contre la France, alors ça ne change pas grand-chose. C’est la France et ça promet. » Pourtant sur le papier, le duel parait largement déséquilibré, tant les Français ont étalé leurs lacunes contre l’Irlande dimanche dernier.

Carter : « Ils adorent jouer les All Blacks »

Mais l’ancien joueur de Perpignan, qui retrouvera le Top 14 (il a signé au Racing 92) à l’issue du Mondial, sait qu’il faut se méfier des Bleus, toujours surprenants quand ils sont au pied du mur et qu’on ne les attend pas. « Quand vous êtes Français, ce n’est pas une bonne nouvelle pour l’adversaire quand on n’est pas favoris », a encore rappelé Philippe Saint-André en conférence de presse, lundi. « Le niveau de forme et la dynamique, ça ne veut pas dire grand-chose avec l’équipe de France, prévient Carter. Ils peuvent être mauvais sur un match et excellents une semaine plus tard. Ils vont être déçus de leur match contre l’Irlande et c’est un facteur dont on devra se méfier. Ils adorent jouer les All Blacks lors des matchs à enjeu et je sais qu’ils vont se transcender. À nous d’être à la hauteur. »

Retallick : « Ce sera un cran au-dessus dans le défi physique »

Contrairement à l’ancien Perpignanais, Sam Cane et Brodie Retallick n’ont pas connu ce match de 2007. En sélection depuis trois ans seulement, les deux Blacks entendent bien conquérir leur premier titre mondial cet automne. Une ambition qui passe par un quart de finale réussi contre la France. Et malgré la défaite, les Bleus ont visiblement fait forte impression dimanche contre le Trèfle... « Même devant la télé, on pouvait sentir à quel point c’était intense et physique, assure Retallick. Je suis impatient. Ce sera un cran au-dessus dans le défi physique, mais j’ai hâte. » Et le principal élément dont se méfie la Nouvelle-Zélande, c’est le capitaine Thierry Dusautoir, dont la stature internationale est née il y a huit ans sur cette même pelouse du Millennium. « C’est un très bon joueur qui est là depuis un bout de temps. C’est l’âme de cette équipe et un leader exemplaire », admet Cane. La pommade est de sortie. Bien qu’au plus bas dimanche soir, les Bleus restent une menace aux yeux des Blacks. Les leçons du passé, sans doute.

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