Nouvelle-Zélande : Les All Blacks au bout de leur rêve ?

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Nouvelle-Zélande : Les All Blacks au bout de leur rêve ?
Nouvelle-Zélande : Les All Blacks au bout de leur rêve ?

Avant d'affronter l'Australie samedi en finale de la Coupe du monde, les joueurs All Blacks se sont exprimés sur ce match si particulier. Après quatre ans de préparation, la motivation est toute trouvée pour des joueurs néo-zélandais qui touchent du doigt leur objectif.

Quatre ans à penser à cet objectif, quatre ans à penser à ce match. Les All Blacks, après quatre années de domination presque sans partage, se retrouvent une nouvelle fois en finale de la Coupe du monde. La concrétisation d’un plan de route qui pourrait se transformer en rêve parfait, samedi. « On rêve toujours de vivre ces moments-là, mais on pense que ça n’arrivera jamais, jusqu’au jour où ça arrive quand même, jubile le talonneur Dan Coles. Je me souviens de la finale de 2011, j’étais un simple supporter. Et là, je vais peut-être avoir la chance de jouer moi-même une finale, c’est un rêve devenu réalité. » Même réaction du côté du demi de mêlée Aaron Smith, surmotivé avant cette finale. « Ç’a été magnifique. Je me souviens encore de la dernière Coupe du monde. Je m’apprêtais à débuter dans le Super Rugby, j’ai pu y faire mes preuves et être sélectionné dans cette formidable équipe. Le temps passe vite quand on se sent bien et je m’éclate au sein de ce groupe. Après le match, l’autre jour (victoire en demi-finales), j’ai pensé " On y est ! ". Ce sont quatre ans de travail et de discussion qui aboutissent enfin. Quand on est joueur, il faut s’efforcer de ranger ça dans un coin de sa tête mais maintenant, on peut enfin en parler, parce qu’on a gagné le droit de jouer le match que tout le monde veut jouer. »

D’un coup, les All Blacks semblent prendre conscience de l’immense enjeu, du chemin qu’ils ont parcouru et surtout des sacrifices qu’ils ont consenti pour atteindre ce niveau de performance. « Les (l’Australie) jouer dans une finale de Coupe du monde, ça reste quand même très spécial, explique l’entraîneur-adjoint Ian Forster. C’est une finale de Coupe du monde de rugby. On en parle depuis très, très longtemps. On a dû travailler très dur pour en arriver là et tous les joueurs, qu’ils nous quittent ou qu’ils poursuivent l’aventure, sont concentrés sur cette semaine. C’est la seule qui compte. » Loin de la pression de la finale 2011, à domicile, où ils avaient failli être dépassés par l’attente, les All Blacks semblent au contraire prendre la mesure de l’événement, très sereinement. « On ne va pas nier que c’est une semaine particulière, mais on est là où on voulait être, affirme Sam Cane. Il va être important de ne pas se laisser paralyser par l’enjeu. Il y a de la pression, mais comme on l’a dit pendant toute la compétition, on s’en nourrit pour avancer. Et quand on a un petit temps mort, on en profite aussi. » Leur objectif est là, à portée de main. Et une chose est sûre, mentalement, les All Blacks sont prêts à concrétiser quatre années de travail.

Basile Desprez (avec JFP à Londres)

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