Nouvelle-Zélande : le «premier réfugié climatique» du monde débouté

le
0
Nouvelle-Zélande : le «premier réfugié climatique» du monde débouté
Nouvelle-Zélande : le «premier réfugié climatique» du monde débouté

Ioane Teitiota espérait devenir le premier réfugié climatique de la planète. Mais selon la cour suprême de Nouvelle Zélande, cela ne sera pas le cas. La raison? Le requérant ne répond pas aux critères du statut de réfugié définis par l'ONU, car sa vie n'est pas menacée dans son pays natal. Pourtant, s'il n'est pas menacé directement par les autorités, son foyer est train de sombrer dans l'océan.

Originaire des îles Kiribati, l'homme de 38 ans a dû quitter son pays avec sa femme et ses trois enfants. Là-bas, des zones entières de l'archipel corallien qui dépasse à peine le niveau de la mer, sont envahies par l'océan. L'érosion grignote les rivages, et l'eau salée contamine les réserves d'eau douce des îles. Impossible alors pour Ioane Teitiota de cultiver sa terre. Selon la commission des droits de l'Homme de l'ONU, Kiribati fait partie des archipels qui pourraient devenir sans terre à cause du réchauffement climatique. 

Le concept de réfugié climatique n'est pas officiellement reconnu

Si la plus haute juridiction du pays a reconnu lundi soir que les îles Kiribati étaient «incontestablement confrontées à des défis» climatiques, elle a également estimé que «M. Teitiota n'encourait pas de grave danger» dans son pays natal, puisque «aucun élément matériel n'indique que le gouvernement des Kiribati manque à son devoir de protéger sa population des effets de la dégradation environnementale, dans la limite de ses moyens».

Or, si le concept de réfugié climatique est apparu dès 1985 dans un rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement, il n’est toujours pas reconnu par les conventions internationales et n’a pas d’existence juridique.

Autre problème, le pays craint qu'un jugement favorable encouragerait un exode. Car les habitants de l'archipel affluent déjà vers la Nouvelle-Zélande et l'Australie. Une fuite que même les autorités des Kiribati ne souhaitent pas ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant