Nouvelle-Zélande : La der de McCaw

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Nouvelle-Zélande : La der de McCaw
Nouvelle-Zélande : La der de McCaw

Samedi à 17h, Richie McCaw devrait, sauf énorme rebondissement, disputer son dernier match de rugby professionnel. Un match, une finale de Coupe du monde, pour refermer - en apothéose ? - une carrière extraordinaire.

Absent du groupe des Crusaders dévoilé en ce début de semaine pour le Super Rugby 2016, Richie McCaw devrait tout simplement prendre sa retraire sportive à l’issue du match face à l’Australie samedi. La fin d’une aventure extraordinaire qui aura vu le capitaine des All Blacks battre des dizaines de records et devenir, peut-être, le plus grand All Blacks de tous les temps. Avec 148 sélections et 111 capitanats (à l’issue de la finale), il est l’homme le plus capé de l’histoire du rugby mondial et le joueur à avoir le plus de fois porté le brassard de capitaine en équipe nationale. Fidèle et constant, McCaw a d'ailleurs refusé de terminer sa carrière dans un club de l’hémisphère nord, au contraire de beaucoup de ses coéquipiers chez les Blacks.

Critiques

« Richie attire beaucoup d’attention car c’est un grand joueur, peut-être le plus grand de l’histoire. » Steve Hansen, le coach des All Blacks n’y est pas allé par quatre chemins pour rendre hommage à son capitaine, à l’issue du match face aux Sud-Africains en demi-finales, alors même que McCaw se trouvait à ses côtés. Reconnu et respecté dans le monde du rugby, McCaw aura en revanche récolté de très nombreuses critiques tout au long de sa carrière. A cause de sa baisse de régime après la Coupe du monde 2011, mais surtout à cause de sa « faculté » à être toujours à la limite de la règle qui a été, au fil du temps, de plus en plus montrée du doigt par ses adversaires. A l’image de cette finale de la Coupe du monde 2011, où la plupart des Français se souviendront de Richie McCaw le « tricheur », loin, très loin, du « match-winner » qu’il représente.

Légendaire

Besogneux, le capitaine aura toujours montré l’exemple sur le terrain. Par sa tendance à mettre la tête là où personne ne mettrait les mains, McCaw est devenu très tôt le capitaine de ses équipes de toujours : les All Blacks ou les Crusaders en Super Rugby. Une faculté à emmener au plus haut niveau ses partenaires comme en témoignent ses 130 victoires sous le maillot black et son armoire à trophées, qui déborde presque. Une - peut-être deux - Coupe du monde, dix titres en Four Nation (auparavant Tri Nations), quatre titres de Super Rugby, accompagnés de trois trophées de meilleur joueur du monde. Après plus de dix ans à tout donner pour le rugby, McCaw l’avait avoué aux médias néo-zélandais quelques semaines avant le Mondial anglais, l’après-rugby demeure très flou. « Arrêter le rugby est un peu effrayant, expliquait-il. J'ai fait la même chose pendant tellement d'années. Et soudainement, devoir envisager autre chose est un peu intimidant. A mon âge, il y a beaucoup de gens qui décident de donner une nouvelle orientation à leur vie. Mais moi, cela m'est imposé. » Finalement, Richie McCaw est donc bien comme chaque joueur de rugby, obligé de mettre fin à sa carrière. Mais heureusement pour les amateurs de rugby, les légendes sont immortelles. Et Richie McCaw est une légende.

Basile DESPREZ

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