Nouvelle secousse de 6,2 en Nouvelle-Zélande après un séisme meurtrier

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 (Actualisé avec réplique) 
    par Charlotte Greenfield et Greg Stutchbury 
    WELLINGTON, 14 novembre (Reuters) - Un séisme de magnitude 
6,2 a ébranlé à nouveau la Nouvelle-Zélande lundi, quelques 
heures après le puissant tremblement de terre survenu dimanche 
matin qui a fait au moins deux morts et conduit des milliers 
d'habitants à fuir vers des zones élevées. 
    La nouvelle secousse, survenue à 01h45 (00h45 GMT) lundi, a 
ravivé les craintes d'une répétition de la catastrophe de 2011, 
où un séisme de magnitude 6,3 avait tué 185 personnes et détruit 
de larges zones de Christchurch, la plus grande ville de l'île 
sud. 
    Des équipes de secours ont été dépêchées la veille par 
hélicoptère vers la région proche de l'épicentre de la secousse 
de magnitude 7,8 sur l'échelle de Richter (selon l'institut 
géologique américain), à 90 km environ au nord-nord-est de 
Christchurch sur l'île Sud, où des bâtiments se sont effondrés 
et où il y aurait des blessés. 
    L'institut de sismologie néo-zélandais Geonet a parlé quant 
à lui d'une magnitude de 7,5. 
    C'est le Premier ministre, John Key, qui a annoncé lors 
d'une conférence de presse tenue lundi à l'aube à Wellington, où 
la terre a aussi tremblé, que le séisme avait fait deux morts. 
    "Rien ne permet actuellement de dire que le bilan 
s'alourdira, mais nous ne pouvons pas l'exclure", a-t-il dit. 
    Selon la police, l'une des deux victimes a été retrouvée 
dans une habitation de la ville côtière de Kaikoura. 
    "C'est la secousse la plus importante dont je puisse me 
souvenir à Wellington", a dit John Key lors de sa conférence de 
presse. "Les coûts, en termes de dégâts aux routes et aux 
infrastructures, vont être importants", a-t-il continué. 
    De nombreux endroits du pays se retrouvent sans électricité 
ni téléphone, et des routes sont coupées par des glissements de 
terrain. En revanche, l'alerte au tsunami a été rétrogradée 
après l'arrivée des premières grosses vagues à Wellington, dans 
l'île du Nord, et à Christchurch dans celle du Sud. 
    La première secousse, survenue à seulement 23 km de 
profondeur, a frappé la Nouvelle-Zélande peu après minuit heure 
locale, lundi, réveillant nombre d'habitants et rappelant 
aussitôt le souvenir du tremblement de terre de 2011 dans le 
secteur de Christchurch. 
    La Nouvelle-Zélande se trouve sur la "ceinture de feu", un 
arc de 40.000 km de volcans et de fosses océaniques qui ceint en 
grande partie le Pacifique. Environ 90% des séismes enregistrés 
dans le monde ont lieu dans cette région-là. 
    L'aéroport international de Wellington doit ouvrir comme 
d'habitude lundi au trafic aérien. 
    A Christchurch, où les sirènes d'alerte au tsunami ont 
retenti par intermittence, trois centres d'évacuation 
accueillaient des habitants. La police a mis en place des 
barrages routiers pour empêcher les gens de regagner les zones à 
très basse altitude. La télévision a montré des images de routes 
fissurées, de bris de verre et de marchandises tombées des 
rayons des magasins à Wellington et dans la partie supérieure de 
l'île du Sud. 
 
 (Pierre Sérisier, Eric Faye et Julie Carriat pour le service 
français) 
 
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