Nouvelle réunion entre l'opposition syrienne et De Mistura

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    GENEVE, 1er février (Reuters) - Le principal groupe de 
l'opposition syrienne a annoncé qu'il s'entretiendrait de 
nouveau ce lundi en fin de journée avec l'envoyé spécial de 
l'Onu Staffan de Mistura, qui a apporté une "réponse positive" à 
ses demandes concernant les questions humanitaires. 
    "Nous sommes venus à Genève pour obtenir du répit pour notre 
peuple en nous appuyant sur la mise en oeuvre de la résolution 
2254 du Conseil de sécurité de l'Onu, ce qui signifie une aide 
humanitaire, la levée du siège (de villes) et la fin des 
attaques contre des civils", a déclaré Salim al Mouslat, 
porte-parole du Haut Conseil des négociations (HCN), 
regroupement de partis de l'opposition syrienne et de mouvements 
insurgés formé en décembre à Ryad avec l'appui notamment de 
l'Arabie saoudite. 
    "Nous intensifions nos efforts pour faire en sorte qu'une 
initiative soit prise afin de mettre un terme aux souffrances en 
Syrie", a poursuivi le porte-parole du HCN. 
    Une première rencontre entre De Mistura et l'opposition a eu 
lieu dimanche. Leur nouvelle rencontre est programmée ce lundi à 
17h00 (16h00 GMT). 
    Le HCN, qui avait refusé dans un premier temps de se rendre 
à Genève, a finalement envoyé une délégation. Il veut évaluer 
les intentions de Damas sur les questions humanitaires avant de 
s'engager dans des négociations politiques sous l'égide des 
Nations unies. 
    Sa menace initiale de boycott faisait courir aux 
négociations le risque d'un "échec complet", estimait vendredi 
un diplomate occidental avant l'ouverture des discussions. En 
l'absence de l'opposition, la conférence aurait été, selon lui, 
une aubaine pour le régime de Bachar al Assad qui aurait ainsi 
afficher ses bonnes intentions alors que les combats se 
poursuivent. 
    Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi 
Gatilov, a annoncé pour sa part à l'agence de presse RIA qu'il 
discuterait de l'état des négociations avec l'envoyé spécial de 
l'Onu de même qu'avec la délégation des Etats-Unis présente à 
Genève. Moscou est, avec Téhéran, le principal allié de Damas. 
    Les discussions de Genève doivent ouvrir la voie à une 
transition politique en Syrie, où le conflit, qui entrera le 
mois prochain dans sa sixième année, a fait plus de 250.000 
morts et déplacé plus de dix millions de personnes.         
 
 (Tom Miles et John Irish; Henri-Pierre André pour le service 
français) 
 
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