Nouvelle proposition pour clore la crise du le Canal de Panama

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UNE NOUVELLE PROPOSITION POUR METTRE FIN À LA CRISE DU CANAL DE PANAMA
UNE NOUVELLE PROPOSITION POUR METTRE FIN À LA CRISE DU CANAL DE PANAMA

par Lomi Kriel et Sonya Dowsett

PANAMA/MADRID (Reuters) - L'Autorité du Canal de Panama (APC), le consortium mené par l'espagnol Sacyr et l'assureur suisse Zurich Insurance ont élaboré un montage financier qui pourrait mettre fin au conflit qui menace le projet d'agrandissement de la voie commerciale.

Le Grupo Unidos por el Canal (GUPC), nom du consortium emmené par Sacyr, qui comprend également l'italien Salini Impregilo, le belge Jan De Nul et le panaméen Constructora Urbana, a menacé en tout début d'année d'arrêter le 20 janvier les travaux si l'autorité du canal n'assumait pas les surcoûts estimés à 1,6 milliard de dollars (1,18 milliard d'euros).

"Une proposition mise sur pied par les parties concernées est sur la table", a annoncé le responsable de l'APC, Jorge Quijano, à la presse, à l'issue de négociations qui ont eu lieu mardi. "Elle pourrait offrir une solution pour une durée relativement longue afin de permettre la poursuite des travaux."

Il a précisé que l'assureur Zurich était disposé à jouer un rôle dans les tentatives de règlement du litige et étudiait les termes de l'accord. Une source proche du dossier a ajouté que l'une des options était que l'assureur suisse convertisse 600 millions de dollars de cautions en prêts, ce qui dégagerait de la trésorerie pour achever les travaux.

Zurich Insurance a refusé de confirmer qu'une telle solution était sur la table. Sacyr, pour qui ce projet ambitieux représente environ un quart du chiffre d'affaires à l'international, n'a pas voulu commenter non plus.

L'arrêt des travaux du Canal de Panama, un des points de passage clés du commerce maritime mondial, constituerait un contretemps fâcheux pour les groupes internationaux qui souhaitent y faire transiter des bateaux à fort tonnage, notamment pour les livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) du golfe du Mexique sur les marchés asiatiques.

La date limite du 20 janvier, qui avait été fixée par le consortium mené par Sacyr, a été repoussée à la fin du mois, a précisé Jorge Quijano, qui a toutefois précisé que les travaux ne tournaient qu'au quart de leur capacité environ.

Au-delà du conflit autour des surcoûts, les parties prenantes cherchent les moyens de financer coûteraient à Panama des millions de dollars en manque à gagner sur les droits de passage.

Le responsable du canal de Panama a indiqué qu'aucun accord n'avait été conclu pour le moment, mais que "Zurich (vérifiait) les chiffres" proposés par le consortium des constructeurs.

Aucune nouvelle discussion n'était prévue ce mercredi mais Jorge Quijano a précisé que les deux parties restaient en contact, avec une éventuelle réunion le 27 janvier ou avant.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Nicolas Delame

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