Nouvelle perquisition à la direction de Renault

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PARIS (Reuters) - Des enquêteurs ont procédé mercredi à une nouvelle perquisition dans les locaux de la direction générale de Renault dans le cadre d'une fausse affaire d'espionnage industriel, a confirmé une porte-parole du constructeur automobile.

Les fonctionnaires de la Division nationale des investigations financières (DNIF) de la police judiciaire et de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) ont notamment fouillé le bureau de l'assistante du PDG Carlos Ghosn, avait auparavant indiqué une source judiciaire.

La porte-parole de Renault a précisé que les enquêteurs avaient emmené des copies de documents et d'ordinateurs.

"Dans le cadre de l'instruction ouverte le 13 mars, le juge d'instruction Hervé Robert a effectué une perquisition au siège social de Renault mercredi", a-t-elle dit.

Pour la source, proche de l'enquête, "c'est la suite logique de l'enquête, nous procédons par étapes, il y a beaucoup d'éléments à examiner".

Il s'agit de la troisième perquisition depuis le début de la fausse affaire d'espionnage industriel, requalifiée par la suite d'escroquerie, qui ébranle la société depuis janvier et a conduit à la démission de son ancien directeur général délégué Patrick Pélata.

Renault a présenté en mars des excuses aux trois cadres qu'elle avait injustement accusés d'espionnage puis licenciés.

L'un de ses anciens responsables de la sécurité, Dominique Gevrey, est mis en examen pour escroquerie en bande organisée.

L'État français est représenté au conseil d'administration de Renault dont il détient 15,01% du capital.

Nicolas Bertin, Matthias Blamont, Gilles Guillaume

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