Nouvelle mise en examen de Jean-Noël Guérini

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NOUVELLE MISE EN EXAMEN DE JEAN-NOËL GUÉRINI
NOUVELLE MISE EN EXAMEN DE JEAN-NOËL GUÉRINI

MARSEILLE (Reuters) - Le président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, a été mis lundi en examen pour la troisième fois, notamment pour des faits de corruption passive.

En charge de l'instruction sur des malversations présumées concernant les marchés publics de la région, le juge Charles Duchaine l'a mis en examen pour "corruption passive, trafic d'influence, participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre ces délits et atteinte à la liberté d'accès ou à l'égalité des candidats aux marchés publics".

Convoqué à 14 heures dans le bureau du juge marseillais, l'élu PS a commencé par décliner la demande du magistrat.

Son avocat Dominique Mattéi a indiqué à la presse que Jean-Noël Guérini était chez son médecin, un "rendez-vous pris de longue date", a-t-il ajouté.

De source proche du dossier, on précise que Jean-Noël Guérini est finalement arrivé chez le juge peu avant 16 heures par une porte dérobée. Il a quitté le palais de justice, une heure et demie plus tard, à bord d'une voiture banalisée.

Dans une courte déclaration publiée sur son blog lundi après-midi, l'élu socialiste estime que sa mise en examen est contradictoire avec l'analyse du juge, qui avait selon lui affirmé que les décisions prises l'avaient été par une "assemblée délibérative" et non par le sénateur seul.

Cette audition s'inscrivait dans la continuité de la garde à vue de l'élu socialiste, qui a été écourtée le 2 avril en raison de ses problèmes de santé.

Le juge a préféré ne pas reprendre le statut de garde à vue et a opté pour une mise en examen directe de l'élu afin d'éviter de surcharger une procédure aux ramifications déjà nombreuses.

La "très forte poussée de tension" dont a été victime l'élu PS début avril avait interrompu une audition devant le juge qui a été déjà reportée en début d'année en raison de problèmes de santé de Jean-Noël Guérini, puis d'une méningite virale du magistrat.

Le juge d'instruction Charles Duchaine avait obtenu début décembre la levée de l'immunité parlementaire de Jean-Noël Guérini, soulignant dans son argumentaire le "caractère mafieux" d'une affaire dont les ramifications mènent vers des figures du grand banditisme, dont plusieurs ont été mises en examen.

La levée d'immunité concerne un dossier connexe à celui où Jean-Noël Guérini a été mis en examen le 8 septembre 2011 pour "association de malfaiteurs, prise illégale d'intérêt, trafic d'influence".

Il a également été mis en examen début mars dans un dossier distinct pour détournement de fonds publics. Il est soupçonné d'avoir "arrangé" le licenciement de Jean-David Ciot, ancien membre de son cabinet, élu depuis lors député PS d'Aix-en-Provence et actuel responsable de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

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