Nouvelle intervention de la police de Hong Kong

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(Actualisé avec intervention dans le quartier d'Admiralty) HONG KONG, 14 octobre (Reuters) - Pour la deuxième journée consécutive, la police de Hong Kong est intervenue mardi matin pour démolir des barricades érigées par les manifestants pro-démocratie qui occupent plusieurs secteurs de la ville depuis plus de deux semaines. Des centaines de policiers, certains équipés de scies et de masses, sont passés à l'action dans le secteur d'Admiralty, le principal foyer de la contestation près du siège du pouvoir et du quartier des affaires, rapporte un journaliste de Reuters. Ils étaient intervenus un peu plus tôt dans la matinée dans le quartier commerçant de Causeway Bay. Deux semaines après l'apparition des premières barricades, la police était déjà intervenue lundi matin. Des incidents s'étaient produits par la suite entre les contestataires et des centaines de personnes, certaines masquées et armées de barres de fer. (voir ID:nL6N0S801X ) La police, qui a été critiquée pour avoir utilisé des gaz lacrymogènes contre des manifestants lors du dernier week-end de septembre, a opté depuis pour une approche plus patiente. Cette tactique intègre aussi la pression croissante qu'exerce sur les manifestants une partie de la population de Hong Kong qui veut reprendre une vie normale et en finir avec les encombrements sur les principales artères routières du territoire. Des chauffeurs de taxi et de camion, dont l'activité est directement freinée par le mouvement de contestation, se trouvaient notamment parmi ceux qui ont tenté lundi après-midi de démonter les barrages. Pour les chefs de file de la contestation, les incidents de lundi, qui se sont produits après l'intervention de la police, ont été orchestrés et auraient impliqué des membres des "triades", le syndicat du crime de Hong Kong. Ils affirment que des policiers présents ont tardé à réagir alors que des centaines d'individus démantelaient des barricades. Lundi soir, les contestataires, principalement des étudiants, ont renforcé leurs barrages. Ils réclament le droit de pouvoir élire librement le futur chef de l'exécutif de la "région administrative spéciale", en 2017. Mais les autorités, qui considèrent leur mouvement comme illégal, ont affirmé que Pékin ne reviendrait pas sur les procédures électorales décidées fin août aux termes desquelles les Hongkongais seront appelés à choisir entre quelques candidats "patriotes" préalablement sélectionnés par une commission désignée par le pouvoir. (Carlos Barria et Donny Kwok; Henri-Pierre André pour le service français)

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