Nouvelle grève à la SNCF, faibles perturbations prévues

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FAIBLES PERTURBATIONS EN VUE APRÈS UN NOUVEL APPEL À LA GRÈVE À LA SNCF
FAIBLES PERTURBATIONS EN VUE APRÈS UN NOUVEL APPEL À LA GRÈVE À LA SNCF

PARIS (Reuters) - De faibles perturbations sont prévues mardi à la SNCF à la suite de l'appel à la grève de la seule CGT-Cheminots, premier syndicat de la compagnie, contre la réforme ferroviaire adoptée au cours de l'été 2014.

Contrairement à la grève d'une douzaine de jours menée en juin dernier par la CGT-Cheminots et Sud-Rail, également contre la réforme, le mouvement prévu du lundi 19h00 au mercredi 08h00 n'est pas reconductible.

L'ancien numéro un de la CGT Thierry Lepaon avait admis en juin avoir "perdu la bataille de l'opinion" pendant la grève, soulignant que les dirigeants de son syndicat étaient "bousculés" par les salariés.

La nouvelle grève aura un faible impact pour les usagers, selon la SNCF qui prévoit un trafic normal sur les grandes lignes, en Île-de-France et à l'international et de faibles perturbations en régions où 8 TER sur 10 seront assurés.

En Ile-de-France, de "légères perturbations" sur la ligne B du RER sont à prévoir.

La CGT-Cheminots, qui a recueilli 35% des voix aux dernières élections professionnelles, a lancé son mouvement le jour où le comité central d'entreprise (CCE) de la SNCF sera précisément consulté sur la mise en œuvre de la réforme ferroviaire.

Elle dénonce une "mise en oeuvre à la hussarde" de la réforme et "une recherche effrénée d'économies" pour autofinancer la réforme.

Le mouvement survient quelques jours après la présentation à la presse d'une expertise commandée par le CCE, contrôlé par la CGT, qui estime que la réforme impose des objectifs d'économies qui auront "un impact lourd sur l'emploi ".

Guillaume Pepy a refuté le chiffre de 9.000 suppressions d'emplois d'ici à 2020 évoqué par le document, disant parier sur "une SNCF en croissance".

Le Parlement français a adopté définitivement en juillet dernier la réforme du système ferroviaire français qui prévoit de réunir la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), séparés en 1997, au sein d'un groupe unique appelé SNCF.

Le texte prévoit la création de trois établissements publics à caractère industriel (EPIC). L'un, dit de tête, nommé "SNCF", chapeautera les deux autres, "SNCF Réseau", le gestionnaire des infrastructures, et "SNCF Mobilités" qui exploitera les trains.

Un comité central d'entreprise doit être créé au niveau du groupe, comme le demandaient les syndicats, qui sera "l'employeur des agents et des salariés des trois EPIC" et sera le niveau de référence des négociations salariales.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • dotcom1 le lundi 9 mar 2015 à 11:53

    Volà où mène la logique d'affrontement d'un syndicat réactionnaire. Bien fait.