Nouvelle enquête contre Berlusconi dans le "Rubygate"

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SILVIO BERLUSCONI FAIT L?OBJET D?UNE NOUVELLE ENQUÊTE DANS LE ?RUBYGATE?
SILVIO BERLUSCONI FAIT L?OBJET D?UNE NOUVELLE ENQUÊTE DANS LE ?RUBYGATE?

MILAN (Reuters) - Le parquet de Milan a annoncé jeudi l'ouverture d'une nouvelle enquête visant Silvio Berlusconi pour subornation de témoins dans l'affaire du "Rubygate" qui a déjà valu à l'ancien président du Conseil d'être condamné à sept ans de prison.

L'enquête fait suite à la condamnation de trois associés de Silvio Berlusconi dans un procès séparé, mais lié à la même affaire.

Les trois prévenus ont été jugés coupables d'avoir recruté des jeunes femmes à des fins de prostitution pour les fêtes privées organisées par le milliardaire dans sa villa d'Arcore, près de Milan.

Lors des audiences, les juges ont demandé aux procureurs d'envisager l'ouverture d'une enquête sur des allégations selon lesquelles Silvio Berlusconi et ses avocats auraient appelé plusieurs jeunes femmes pour les rencontrer et discuter des éléments qu'ils comptaient présenter à la cour.

Dans un avis écrit sur cette affaire, la cour estime qu'il y a des preuves montrant que Silvio Berlusconi a procuré "de l'argent et autres avantages" à de jeunes femmes qui avaient participé aux fêtes pour qu'elles produisent des preuves mensongères.

Silvio Berlusconi a été condamné à sept ans de prison en juin dernier et à une peine d'inéligibilité à vie pour incitation à la prostitution de mineure et pour abus de pouvoir au terme d'une procédure de deux ans.

Le "Cavaliere", qui est âgé de 77 ans, est accusé d'avoir eu des relations sexuelles tarifées avec la danseuse Karima El Mahroug, dite "Ruby", alors que celle-ci était encore mineure.

La sentence ne sera pas appliquée tant que les possibilités d'appel n'auront pas été épuisées.

Dans un communiqué publié jeudi, et reprenant les arguments qu'il avance traditionnellement pour sa défense, Silvio Berlusconi accuse la magistrature italienne de s'en prendre à lui pour des raisons politiques.

"Je resterai, plus convaincu que jamais de la nécessité de continuer à combattre pour ce à quoi je crois profondément", déclare l'ancien président du Conseil.

L'enquête concerne aussi ses avocats Niccolo Ghedini et Piero Longo, qui nient tous deux les accusations de subornation de témoins, ainsi que 42 autres personnes.

Manuela D'Alessandro; Jean-Stéphane Brosse et Danielle Rouquié pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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