Nouvelle difficulté pour la reprise de Mory Ducros

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PARIS (Reuters) - L'examen de l'offre de reprise du transporteur en difficulté Mory Ducros par Arcole Industries a été reporté à mardi par le tribunal de commerce de Pontoise (Val-d'Oise) car la CFDT n'a pas signé l'accord, a-t-on appris de sources syndicales.

Arcole Industries a indiqué dans un communiqué avoir accepté en conséquence de prolonger la validité de son offre de reprise jusqu'à mardi soir.

Le groupe "réaffirme son engagement en faveur de l'offre de reprise qu'elle a remise. Celle-ci constitue la seule solution à même de sauvegarder 2.220 emplois et 50 sites tout en prévoyant, pour les salariés qui ne pourront être repris, des mesures d'accompagnement renforcées", dit le texte.

Jérôme Vérité, responsable de la fédération CGT des Transports, a expliqué le report de l'examen de l'offre de reprise par le refus du délégué syndical CFDT de l'entreprise de signer le projet d'accord.

"L'accord est donc minoritaire et il va falloir trouver une solution d'ici mardi", a-t-il dit à Reuters.

Fabian Tosolini, son homologue de la CFDT, a confirmé que son syndicat n'avait pas signé le plan de sécurisation de l'emploi et qu'il tenterait d'ici mardi d'obtenir des améliorations du PSE.

"Il y a des choses à réécrire et tout ce qui est bon pour les salariés, on ira le chercher d'ici mardi", a-t-il dit.

Le gouvernement avait estimé jeudi que les conditions étaient réunies pour un fin de conflit dans le groupe où le principal actionnaire et candidat à la reprise, Arcole Industries, s'est engagé à la sauvegarde de 2.150 emplois sur 5.000, filiales comprises.

Arcole Industries a revu en outre son plan social "à la hausse" pour les salariés non repris avec des indemnités complémentaires portées de 21 millions d'euros initialement à 30 millions.

Le gouvernement avait indiqué que la CFDT, FO, la CFTC et la CFE-CGC devaient signer l'accord collectif, et la CGT un accord de fin de conflit appelant à la levée immédiate des blocages et au redémarrage des activités de l'entreprise.

Gérard Bon, édité par Sophie Louet

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  • janaliz le vendredi 31 jan 2014 à 21:01

    Cela ressemble un peu à mai 68. Avec Séguy, fier de venir annoncer sa grande victoire et qui se fait conspuer par la 'base". Passé le moment de stupeur, il change de discours et......... on connait la suite ! Nous sommes devant une base qui renie les signatures des syndicats "parisiens" creusets de sinécures en tout genre. Preuve est ainsi donnée que ses apparatchiks ne représentent qu'eux-mêmes. Aucune légitimité, même si le gouvernement voudrait bien que... Je me marre...

  • LeRaleur le vendredi 31 jan 2014 à 20:30

    Saison 3, épisode 6.