Nouvelle demande d'enquête parlementaire sur Mohamed Merah

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NOUVELLE DEMANDE D'ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR MOHAMED MERAH
NOUVELLE DEMANDE D'ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR MOHAMED MERAH

PARIS (Reuters) - Les radicaux de gauche réclament, après les écologistes, une commission d'enquête parlementaire sur les failles de l'affaire Merah, au lendemain de l'hommage rendu aux victimes par François Hollande et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le président de la Commission des lois de l'Assemblée nationale, le socialiste Jean-Jacques Urvoas, a souligné vendredi qu'une ordonnance interdisait la création d'une telle enquête parlementaire sur des faits faisant l'objet de poursuites judiciaires, comme c'est le cas pour les meurtres commis pour ce jeune homme se réclamant d'Al Qaïda.

Mais le président du groupe Radical, républicain, démocrate et progressiste (RDDP), Roger-Gérard Schwartzenberg, qui fait partie de la majorité actuelle, affirme que ce texte a toujours été interprété avec souplesse.

"L'existence de poursuites judiciaires n'interdit pas la création d'une commission d'enquête, mais restreint seulement son champ d'investigation aux faits n'ayant pas donné lieu à poursuites, ce qui est le cas en l'espèce", écrit-il.

Il rappelle dans un communiqué que des commissions d'enquêtes ont été crées sur le Service action civique (SAC) ou les sectes. Les familles des victimes ont elles-aussi réclamé une enquête parlementaire.

François Hollande a admis jeudi des failles dans la surveillance du jeune militant islamiste Mohamed Merah, qui a tué sept personnes à Toulouse et Montauban en mars dernier, par les services de la sécurité intérieure (DCRI).

Selon les quotidiens Libération et le Parisien de jeudi, les agents toulousains chargés du suivi de Mohamed Merah, le patron local de la DCRI et un brigadier du nom d'Hassan, ont demandé sans succès en juin 2011 à leur supérieurs parisiens l'ouverture d'une enquête judiciaire à son encontre.

"Toute la lumière sur ce qui s'est passé sera faite. Je m'engage une nouvelle fois devant vous, c'est-à-dire devant les familles, devant les Français, pour que toute la vérité soit faite", a dit François Hollande jeudi, lors de son hommage aux familles des victimes à Toulouse.

"L'ANTISÉMITISME CONTINUE"

L'ancien ministre de l'Intérieur UMP, Claude Guéant, a défendu de nouveau vendredi la surveillance menée contre le tueur au scooter, mais il a reconnu une défaillance lors de l'intervention de l'unité d'élite du Raid pour le neutraliser.

"Je reconnais qu'il y a eu une défaillance pendant l'intervention, c'est lorsque Merah est sorti de son domicile pour aller téléphoner, déjouant - en passant semble-t-il, par des sous-sols de l'immeuble qu'il connaissait bien puisqu'il l'habitait - la surveillance de la police", a-t-il dit sur Europe 1.

Un récent rapport de l'IGPN (police des polices) sur l'affaire Merah a mis en évidence toute une série de "défaillances objectives" tout en se gardant de mettre en cause les responsables policiers de l'époque.

Le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a accueilli avec prudence, vendredi, la proposition de création d'une commission d'enquête parlementaire.

"Toute recherche de la vérité est importante. Ensuite, il y a une manière de le dire", a-t-il expliqué sur France info. "Tout dépend de l'usage que l'on veut en faire". "Et là, je me garderai de m'aventurer sur le terrain politique".

Gilles Bernheim s'est félicité vendredi de la volonté de François Hollande de faire de la sécurité des juifs "une cause nationale" mais a souhaité des actions concrètes de la part des musulmans, notamment des imams.

"Le pouvoir politique, les pouvoirs publics font beaucoup contre l'antisémitisme, mais au-delà des très hautes autorités de l'Etat, la mobilisation contre l'antisémitisme et le racisme, contre les fanatismes, exige de la fermeté à tous niveaux", a-t-il expliqué.

Le président du Consistoire central israélite de France, Joël Mergui, a estimé pour sa part que la tuerie dans une école juive de Toulouse le 19 mars dernier avait "contre toute attente" libéré "des pulsions antisémites en France".

"L'antisémitisme, malgré les engagements pris par des présidents de la République successifs, continue", a-t-il dit sur Europe 1.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • M8869453 le vendredi 2 nov 2012 à 14:27

    Il aura coûté cher à la France ce Mohamed Merah. Qu'on en finisse !

  • dhote le vendredi 2 nov 2012 à 13:44

    Roger-Gérard Schwartzenberg, en voilà un qui ne relèvera pas le niveau..