Nouvel échec sur les retraites complémentaires

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VIDÉO - Les négociations sur le redressement des finances des retraites complémentaires butent sur les nombreux desaccords entre les partenaires sociaux.

Les partenaires sociaux se sont quittés sur un nouveau constat de désaccord, lundi soir, après une courte séance de négociation visant à redresser les finances des retraites complémentaires des cadres Agirc et des salariés Arrco. Syndicats et patronat, en charge de la gestion de ces régimes, ont prévu de se revoir le 16 octobre pour continuer les discussions entamées en avril. D'ici là, et pour la troisième fois, le patronat devra présenter de nouvelles propositions.

Les désaccords entre les partenaires sociaux sont nombreux. Le Medef entend en particulier mettre en place un abattement dégressif pour les salariés partant à la retraite à partir de 62 ans, afin de les inciter à attendre 65 ans. Le patronat fait valoir que si rien n'est fait d'ici là, il faudra de toute façon amputer les pensions de 12 % en 2018, faute de moyens.

«Nous avons le choix entre une décote subie et forcée, ou pilotée», insiste Claude Tendil, le chef de file du patronat. «Ce chantage à la décote est inacceptable», conteste Eric Aubin, le «M. Retraite» de la CGT. CFTC, CFDT et CFE-CGC ne sont pas catégoriquement opposés aux abattements. «Nous n'éviterons pas des efforts, mais ils doivent être raisonnables», estime ainsi Jean-Louis Malys, négociateur CFDT.

Blocage sur la fusion des régimes

Tous les syndicats réclament en fait une hausse des cotisations. «La question n'est pas taboue», répond le patronat, mais il n'a rien proposé, jusqu'à maintenant, qui satisfasse les représentants des salariés. FO, par exemple, veut une hausse de 0,4  point de cotisations, financée à 60 % par l'employeur, à horizon 2020.

Autre point de blocage, la fusion des régimes Arrco et Agirc, ce dernier épuisant ses réserves à grande vitesse. Cette fois-ci, c'est la CFE-CGC qui bloque. «Nous n'avons pas d'attachement irrationnel à l'Agirc, précise Serge Lavagna, chef de file du syndicat de l'encadrement, la CFE-CGC. Mais, avant toute fusion, il  faut négocier un accord interprofessionnel pour définir un statut cadre.»

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