Nouvel appel pressant de l'Onu pour faciliter l'aide au Yémen

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    GENEVE, 16 novembre (Reuters) - Trois agences de l'Onu ont 
lancé un cri d'alarme jeudi à propos de la situation humanitaire 
au Yémen, demandant à nouveau à la coalition dirigée par 
l'Arabie saoudite de lever son blocus, au risque de voir "un 
nombre incalculable" de personnes mourir. 
    La coalition militaire mise en place par Ryad en 2015 contre 
les milices chiites Houthis a annoncé le 6 novembre la fermeture 
temporaire des accès aériens, terrestres et maritimes afin 
d'empêcher l'armement des rebelles par l'Iran. 
    L'Onu redoute que cette décision n'aggrave profondément la 
crise humanitaire qui place déjà sept millions environ de 
Yéménites sous la menace de la famine et a favorisé une épidémie 
de choléra qui a touché plus de 900.000 personnes en six mois. 
    Si tous les ports ne sont pas rouverts sous peu, le nombre 
de personnes proches de la famine pourrait augmenter de plus de 
trois millions, dit un communiqué signé par les directeurs du 
Programme alimentaire mondial (Pam), de l'Unicef et de 
l'Organisation mondiale de la santé (OMS). 
    S'estimant confrontés à la "pire crise humanitaire 
actuellement dans le monde", ils demandent instamment que de 
l'aide puisse être fournie à ceux qui en ont besoin dans le 
pays, où deux ans et demi de conflit ont fait 10.000 morts. 
    L'Arabie saoudite a fait savoir que l'aide humanitaire 
pouvait transiter par les ports dits "libérés" mais pas par 
celui d'Hodeidah, soumis au blocus et où arrive la majorité des 
produits importés au Yémen par voie maritime.  
    Outre le choléra, dont l'épidémie n'est pas stoppée, un     
million d'enfants risquent de contracter la diphtérie, ajoute le 
communiqué des trois agences onusiennes. 
 
 (Tom Miles, Gilles Trequesser pour le service français, édité 
par Tangi Salaün) 
 
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