Nouvel appel à témoins après les meurtres dans l'Essonne

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PARIS (Reuters) - La police française a diffusé mardi de nouvelles photos d'une moto de marque Suzuki bleue et blanche, de modèle GSX-R 750 ou 1000, semblable à celle qui pourrait avoir été utilisée par le ou les auteurs de quatre meurtres commis depuis novembre dans l'Essonne, en banlieue parisienne.

Une centaine d'enquêteurs sont mobilisés et des centaines d'autres policiers procèdent à des contrôles routiers pour tenter de résoudre cette affaire.

Ce dispositif a été mis en place après le quatrième meurtre commis jeudi à Grigny. Le cas de cette femme abattue avec un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 a amené les autorités à réaliser que la même arme avait déjà servi à commettre trois autres crimes dans le département depuis novembre

La série reste cependant une énigme puisqu'un homme, ex-ami de la victime, a été incarcéré après le premier meurtre, après avoir reconnu les faits. Il est pour l'instant maintenu en détention mais doit être prochainement réentendu. Il s'est rétracté depuis ses premiers aveux.

Son avocate Nadine Meydiot a déclaré sur France Info qu'il avait entamé une grève de la faim pour convaincre les juges de son innocence et avait perdu une dizaine de kilos.

"Il est en détention pour rien. Il s'est accusé du meurtre mais il faut voir aussi, peut-être, les conditions de la garde à vue", a-t-elle déclaré.

Selon elle, il y a "beaucoup" de zones d'ombres dans la garde à vue en question et son client assure qu'il n'a jamais manipulé d'armes. Il était selon elle inconnu de la justice.

Le parquet note des modes opératoires différents -sept balles dans le corps pour la première victime, une ou plusieurs balles dans la tête pour les autres- ce qui le conduit à ne pas exclure l'hypothèse de plusieurs auteurs.

Les meurtres ont été commis dans un périmètre d'environ 10 km2 entre Grigny, Ris-Orangis et Juvisy-sur-Orge. Les victimes n'ont pas de passé judiciaire et ne semblaient pas se connaître.

Outre la laborantine tuée le 27 novembre, un ingénieur de 51 ans a été en effet assassiné le 21 février dernier à Juvisy-sur-Orge. Le 19 mars, un retraité de 81 ans a été abattu dans le hall de son immeuble à Ris-Orangis, une commune voisine, par un homme qui semblait l'attendre. Enfin, le 5 avril, une femme de 47 ans a été tuée de nouveau dans un hall d'immeuble à Grigny.

Thierry Lévêque, avec Nicolas Bertin, édité par Patrick Vignal

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