Nouveaux soupçons sur la campagne d'Edouard Balladur en 1995

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NOUVEAUX SOUPÇONS SUR LA CAMPAGNE D'EDOUARD BALLADUR EN 1995
NOUVEAUX SOUPÇONS SUR LA CAMPAGNE D'EDOUARD BALLADUR EN 1995

PARIS (Reuters) - Les juges chargés du volet financier de l'affaire Karachi ont obtenu un réquisitoire supplétif pour enquêter sur d'éventuels "détournements de fonds publics" lors de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

L'intermédiaire en armement Ziad Takieddine, l'homme clé du dossier écroué le 31 mai, a obtenu pour sa part sa remise en liberté contre une caution de 4,3 millions d'euros, a-t-on précisé de même source.

Selon Le Monde, qui a révélé l'information, l'ex-Premier ministre Edouard Balladur est soupçonné par les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire d'avoir détourné les fonds spéciaux de Matignon pour alimenter sa campagne.

Ce dernier élément n'a pas été confirmé de source judiciaire. Le réquisitoire supplétif délivré par le parquet de Paris date du 18 juillet.

Outre des fonds publics, les juges soupçonnent l'équipe de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole, d'avoir bénéficié de "rétrocommissions" issues de ventes d'armes.

Ziad Takieddine a affirmé aux magistrats avoir reversé à des proches de l'ancien Premier ministre une partie des sommes perçues en marge de la vente, fin 1994, de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie saoudite.

Il a réitéré ses accusations les 5 et 8 juillet lors de confrontations avec deux proches d'Edouard Balladur, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, tous deux mis en examen.

Selon Le Monde, les soupçons contre l'ancien Premier ministre se précisent et les magistrats instructeurs ne devraient avoir d'autre choix, à la rentrée, que de se dessaisir au profit de la Cour de justice de la République (CJR).

Cette instance est la seule habilitée à enquêter, puis, le cas échéant, à juger un ministre pour des faits commis dans l'exercice de ses fonctions.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • dotcom1 le mercredi 24 juil 2013 à 14:14

    wanda6 : non, les critères ne sont pas les mêmes car à l'époque il n'y avait pas de lois permettant d’indemniser des élus et de réglementer le financement des partis politiques et des campagnes électorales! C'était la jungle et il a fallu attendre 1996 avant d'avoir un cadre clair.

  • frk987 le mercredi 24 juil 2013 à 13:21

    Et la campagne de 81, celle de 74.....la haine socialiste traverse les âges sans crainte du ridicule achevé.

  • wanda6 le mercredi 24 juil 2013 à 13:19

    dotcom1 : " C'est facile de juger sur des critères moraux de 2013 des faits qui ont 18 ans... " le problème que ces critères sont toujours les mêmes !

  • alainb57 le mercredi 24 juil 2013 à 12:56

    Réponse d' Edouard BALLADUR :"je vous demande d'arréter !".

  • M9974639 le mercredi 24 juil 2013 à 12:23

    M.erd alors, il n'y a pas que la maison de Megève. Je dis bien Megève et pas Mougins.La gauche peut voter pour changer la durée de la préscription, mais en principe on évite de se tirer une balle dans le pied.

  • bearnhar le mercredi 24 juil 2013 à 12:08

    C'est aussi facile d'attendre qu'il y ait prescription...Comment se fait-il que ce dossier n'ai guère avancé sous Sarkozy ?

  • dotcom1 le mercredi 24 juil 2013 à 12:05

    C'est facile de juger sur des critères moraux de 2013 des faits qui ont 18 ans...