Nouveaux massacres en Centrafrique malgré le cessez-le-feu

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    BANGUI, 20 juin (Reuters) - De nouvelles violences ont fait 
au moins 42 morts à Bria, a annoncé mardi le maire de la ville 
centrafricaine, malgré la signature la veille à Rome d'un accord 
prévoyant un cessez-le-feu immédiat accepté par les 
représentants du gouvernement et de 13 des 14 groupes armés du 
pays. 
    Les affrontements entre d'anciens rebelles de la Séléka, 
majoritairement musulmans, et des miliciens anti-balaka, 
principalement chrétiens, ont repris mardi matin dans cette 
ville située à environ 580 km au nord-est de la capitale, 
Bangui. 
    "Je peux dire qu'il y a environ 50 morts. Quarante-deux 
corps ont été amenés à l'hôpital", a déclaré à Reuters le maire 
de Bria, Maurice Belikoussou. 
    "Il y a aussi des corps qui n'ont pas encore été ramassés 
dans certains quartiers", a-t-il ajouté. 
    Le coordinateur de l'organisation Médecins sans Frontières 
(MSF) à Bria, Muhindo Musubaho, avait indiqué plus tôt dans la 
journée que de violents combats avaient éclaté aux premières 
lueurs du jour et qu'en milieu de matinée, son établissement 
avait déjà accueilli 35 personnes blessées, la plupart par 
balles. 
    Les combats entre groupes armés ont fait environ 300 morts 
et quelque 100.000 déplacés le mois dernier dans cette région. 
    Selon la Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu 
en Centrafrique, les violences ont éclaté mardi matin près d'un 
camp de déplacés dans lequel des hommes armés avaient trouvé 
refuge. 
    L'accord conclu lundi à Rome sous l'égide de la communauté 
catholique de Sant'Egidio est la dernière initiative en date 
visant à mettre fin au conflit qui déchire la Centrafrique 
depuis 2013.   
     
 
 (Crispin Dembassa-Kette; Tangi Salaün pour le service français) 
 
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