Nouveau «vendredi de la colère» place Tahrir

le
0
REPORTAGE - Les lenteurs du procès Moubarak et le report annoncé des élections irritent les Égyptiens.

Devant l'épicerie qui les emploie, Ahmed et Moustapha ont une discussion enfiévrée dont ressortent les mots «colère», «vengeance» , «vraie révolution» . Comme beaucoup d'Égyptiens, les deux jeunes hommes sont supporteurs d'al-Ahly, le club de foot le plus populaire du pays depuis sa création il y a un siècle, en pleine occupation britannique. La veille, al-Ahly a gagné un match de coupe contre une équipe de deuxième division. Avant le soulèvement contre Hosni Moubarak, quand toute velléité de contestation politique semblait anesthésiée, cela aurait suffi à alimenter les conversations pendant plusieurs jours. Mais ce qui fait enrager Ahmed et Moustapha, c'est qu'au coup de sifflet final, la police antiémeute s'est jetée à coups de matraques sur les Ultras, des supporteurs très actifs pendant la révolution du 25 janvier, qui ont scandé pendant tout le match des slogans hostiles à l'ex-ministre de l'Intérieur Habib el-Adly, jugé comme Hosni Moubarak pour a

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant