Nouveau tour de piste pour Ben-Hur

le
0
Jack Huston (petit-fils de John), dernier avatar du héros créé par Lewis Wallace.
Jack Huston (petit-fils de John), dernier avatar du héros créé par Lewis Wallace.

Depuis 1880, le personnage créé par Lewis Wallace affole les conteurs.

Le livre de Lewis Wallace (1880) Le général Lewis Wallace, héros de la guerre de Sécession qui mit la tête de Billy the Kid à prix, s’attelle en 1876 à l’écriture d’un nouveau roman. Après quatre ans de travail, l’œuvre s’intitule Ben-Hur : un récit du Christ et met en scène les destins croisés d’un ­héros juif, Judah Ben-Hur, de son ami le Romain Messala et de Jésus. ­Le succès de librairie est fulgurant : un million d’exemplaires vendus. C’est la première œuvre de fiction à recevoir la bénédiction du pape. Le président américain, James A. Garfield, en fait son livre de chevet. La raison de ce succès tient en partie à la trame du roman, une histoire d’ascension sociale depuis la société juive jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir politique romain, dont le ressort reste la piété du personnage principal. Ben-Hur incarne un rêve américain, sans gigantisme, à échelle humaine, dans un pays qui a mis Dieu sur ses billets de banque.

Le chef-d’œuvre du muet signé Fred Niblo (1925) Lorsque le général Wallace meurt, en 1905, l’adaptation de Ben-Hur pour la scène est devenue la production la plus profitable de l’histoire du théâtre. Le cinéma s’en empare en 1925, pour une des productions les plus prestigieuses du muet, sous la houlette de la MGM. L’adaptation vire au cauchemar : le tournage en Italie se passe mal, la distribution d’origine est intégralement remplacée, y compris le metteur en scène, Fred Niblo prenant la place de Charles ­Brabin. La séquence du naufrage de la trir...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant