Nouveau record pour l'ISF en 2015

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Les recettes d'ISF devraient grimper à 5,4 milliards cette année, mais cette récolte sera inférieure de 200 millions à l'estimation de départ (5,6 milliards). En effet, les « repentis fiscaux » de 2015 ont été très nombreux mais un peu moins riches que prévu.

Les recettes d'ISF vont atteindre un nouveau sommet. Après le record de 2014 (5,2 milliards), elles devraient grimper à 5,4 milliards en 2015, selon le projet de budget rectificatif, que l'Assemblée a commencé à examiner mercredi. Mais alors que l'an dernier la récolte avait été bien supérieure à la prévision initiale, en raison du succès du service de régularisation des avoirs illégalement détenus à l'étranger, cette année, la réalité sera inférieure de 200 millions à l'estimation de départ (5,6 milliards). En effet, les «repentis fiscaux» de 2015 ont été très nombreux mais un peu moins riches que prévu. Pour 2016, Bercy table à nouveau sur 5,4 milliards d'ISF.

Au total, les recettes fiscales de l'État devraient être cette année légèrement inférieures (environ 600 millions) aux prévisions, selon Valérie Rabault, la rapporteure générale du budget à l'Assemblée. La TVA devrait rapporter 1,1 milliard de moins qu'anticipé, affectée par une inflation quasi nulle. À l'inverse, l'impôt sur le revenu atteindrait 69,5 milliards (par rapport à une prévision de 68,9 milliards). Quant à l'impôt sur les sociétés, il ne raterait sa cible que de 200 millions.

L'exécutif a en revanche beaucoup moins respecté le schéma initial en termes de dépenses. Ainsi, l'État a annoncé 6,4 milliards de dépenses supplémentaires en cours d'année (contre plus de 2 milliards en 2014), d'après Valérie Rabault.

Par exemple,les opérations militaires à l'étranger ont coûté 650 millions de plus que prévu, et les contrats aidés, 641 millions de plus. Ce montant inclut aussi les 2,1 milliards attribués à la défense en remplacement des ventes de fréquences hertziennes de l'armée. Les dépenses ont été compensées par 3,1 milliards d'économies dans les ministères. Mais aussi par une révision à la baisse du prélèvement au profit de l'Europe et de la charge de la dette.

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