Nouveau plaidoyer en faveur des actions

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(lerevenu.com) - L'étude, demandée par la Fédération bancaire française, a été effectuée par l'OEE et IODS. Didier Davydoff, directeur général de cet observatoire, en a présenté les principaux enseignements, le 17 janvier dernier.

Premier constat, le choc fiscal infligé à l'épargne, en France : ?Le cumul des nouvelles dispositions affectant l'épargne dans les lois de finance et de sécurité sociale des années 2011 à 2013 est de plus de 16 milliards d'euros.? Et le corollaire assombrit encore davantage le tableau : ?L'épargne financière supporte la plus grande partie de ces nouveaux prélèvements.? Ce n'est pas une surprise.

L'étude de l'OEE souligne aussi que, pour ne rien arranger, ?les taux d'imposition sur l'épargne qui ne bénéficie pas de dérogations fiscales ne prennent en compte ni la ponction de l'inflation ni celle de l'ISF.? En d'autres termes, le rendement net de l'épargne liquide est devenu négatif. Et ce serait même pire si l'inflation relevait un jour la tête, même modérément : ?Par exemple, la rémunération des livrets nette d'impôt serait négative de 2,3% par an pour un contribuable imposé au taux marginal de 45%, ce qui représente une perte d'un tiers du capital en douze ans.?

Dans ce contexte, constate l'étude, ce ne sont pas les nouvelles dispositions fiscales qui vont aider l'épargne à se diriger vers les entreprises, via la Bourse, ce qui leur permettrait pourtant de ?disposer de fonds propres suffisants permet aux entreprises de résister à des difficultés conjoncturelles, de financer le cycle d'exploitation et d'investir?. Les grandes sociétés du CAC 40 ont donc toutes chances de rester encore longtemps contrôlées majoritairement par des investisseurs étrangers. Réconcilier la nécessité d'épargner avec les besoins de l'économie n'a pas été, hélas, la priorité de la loi de finances pour 2013.

La France est devenue, en 2011, ?importatrice nette de capitaux?. Les entreprises nationales proposent, en effet, désormais davantage d'actions dans lesquelles investir que les investisseurs français, institutionnels et particuliers, ne veulent ou ne peuvent en acheter. Conclusion sans appel de l'OEE : ?Il est donc important que les particuliers puissent à nouveau investir en actions, directement ou indirectement à travers des fonds d'investissement et des contrats d'assurance vie en unités de compte.? En outre, la rentabilité de leur épargne investie en Bourse devrait offrir un rendement sans doute supérieur à celui des placements en obligations, dont la bonne fortune depuis trois ans, tournera bien, un jour ou l'autre.

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