Nouveau non-lieu requis pour la SocGen après une plainte de Kerviel

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    PARIS, 10 janvier (Reuters) - Le parquet de Paris a requis 
un non-lieu dans l'enquête sur les plaintes pour escroquerie au 
jugement et faux et usage de faux déposées par Jérôme Kerviel 
contre la Société générale  SOGN.PA<\/a> , a-t-on appris mardi auprès 
de l'avocat de la banque. 
    Ce réquisitoire date du 27 décembre, a précisé Jean Veil, 
confirmant une information de France Inter.  
    "C'était prévisible", a-t-il dit à Reuters.  
    Ce nouveau réquisitoire de non-lieu est le second revers en 
quelques mois pour l'ex-trader dans le conflit qui l'oppose à la 
banque : le 27 septembre 2016, le parquet de Paris avait déjà 
requis un non-lieu en ce qui concerne sa plainte pour 
subornation de témoin.  
    Condamné définitivement en 2014 à trois ans de prison ferme, 
Jérôme Kerviel a toujours affirmé que la Société générale ne 
pouvait ignorer qu'il prenait des positions non couvertes, qui 
se sont soldées par une perte de 4,9 milliards d'euros en 2008. 
    Il a déposé trois plaintes contre la banque : pour faux et 
usage de faux, escroquerie au jugement et subornation de témoin. 
Deux informations judiciaires ont par la suite été ouvertes, 
pour lesquelles le parquet de Paris a requis un non-lieu. 
    En septembre 2016, la cour d'appel de Versailles a réduit 
les dommages et intérêts qui étaient imputables à l'ex-trader, 
les ramenant de 4,9 milliards à un million d'euros. 
    Elle a en effet estimé qu'il n'était que "partiellement" 
responsable de ce préjudice colossal, dû en partie à un "système 
déficient" que la banque a "laissé se développer". 
 
 (Chine Labbé, édité par Yves Clarisse) 
 

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