Nouveau carton plein pour Donald Trump dans l'Est des USA

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 (Actualisé avec Sanders qui reste en course, nombre de délégués 
pour Trump) 
    par Luciana Lopez et Amanda Becker 
    NEW YORK/PHILADELPHIE, 27 avril (Reuters) - Donald Trump a 
largement remporté les primaires républicaines dans les cinq 
Etats de l'est des Etats-Unis qui votaient ce mardi et Hillary 
Clinton l'a pratiquement imité dans le camp démocrate, selon les 
projections des chaînes de télévision américaines. 
    Le milliardaire new-yorkais a remporté les consultations de 
ce nouveau "Super Tuesday" en Pennsylvanie, dans le Maryland, le 
Connecticut, le Delaware et à Rhode Island avec une avance 
impressionnante de 30 à 40 points sur l'un ou l'autre de ses 
deux derniers rivaux républicains, Ted Cruz et John Kasich. 
    Côté démocrate, Hillary Clinton n'a été devancée par Bernie 
Sanders qu'à Rhode Island et a remporté haut la main trois des 
quatre autres Etats, dont la Pennsylvanie, qui délivrait le plus 
grand nombre de grands électeurs ce mardi. 
    Comme les sondages le laissaient présager, Donald Trump n'a 
laissé aucun espoir à Ted Cruz et John Kasich, qui ont pourtant 
conclu ce week-end une alliance contre le magnat de l'immobilier 
pour tenter de l'empêcher d'atteindre les 1.237 délégués qui lui 
permettraient de décrocher l'investiture du Grand Old Party. 
    Fort de ces succès écrasants, le milliardaire et sa nouvelle 
équipe de campagne, mise sur pied dans la foulée d'une série de 
revers début avril, est plus que jamais favori pour obtenir 
l'investiture républicaine en vue de l'élection présidentielle 
de novembre prochain. 
    Il totalise désormais au moins 945 grands électeurs, selon 
le décompte de la chaîne CNN. 
     
    TRUMP SE CONSIDÈRE CANDIDAT 
    C'est donc un Donald Trump particulièrement détendu qui est 
apparu devant ses supporters dans son quartier général à New 
York. 
    "Je tiens à remercier les médias qui m'ont traité de manière 
très honnête (...) depuis deux heures", s'est amusé l'ancienne 
vedette de la téléréalité sous les rires de l'audience.  
    Le milliardaire a une nouvelle fois ironisé sur le maintien 
dans la course de Ted Cruz et John Kasich, deux candidats qui, 
a-t-il dit, obtiennent de moins bons résultats que Ben Carson, 
Chris Christie ou Marco Rubio quand eux-mêmes participaient aux 
primaires. Les deux premiers se sont depuis ralliés à lui. 
    "Le parti républicain mérite bien mieux que cela" a ajouté 
Donald Trump en évoquant les manoeuvres de ses dirigeants pour 
lui faire échec. "Je me considère désormais comme le candidat en 
puissance" pour l'élection présidentielle, a-t-il insisté. 
    "Hillary (Clinton) sera beaucoup plus facile à battre que 
les 16 candidats (républicains) que j'ai affrontés jusqu'à 
présent", a encore affirmé le milliardaire à l'intention des 
républicains qui le jugent incapable de remporter l'élection 
présidentielle face à l'ex-First Lady, un argument encore avancé 
ces derniers jours par Ted Cruz. 
    Tentant de bonne figure devant ses partisans réunis dans 
l'Indiana, où se tiendra la prochaine primaire le 3 mai, Ted 
Cruz leur a de son côté annoncé une "bonne nouvelle" alors que 
les bureaux de vote fermaient dans l'Est: "Ce soir, mon équipe 
de campagne revient en terrain plus favorable", a déclaré le 
sénateur du Texas. 
     
    CLINTON SALUE SANDERS 
    Malmenée par Bernie Sanders il y a encore quelques semaines, 
Hillary Clinton a de son côté creusé l'écart sur le sénateur du 
Vermont et n'est plus très loin d'avoir les 2.383 délégués 
requis pour être la candidate démocrate. 
    Sa victoire en Pennsylvanie, où se tiendra la convention de 
son parti en juillet, avait de ce point de vue des allures de 
symbole. "Nous reviendrons ici pour obtenir l'investiture", a 
lancé l'ex-secrétaire d'Etat à ses partisans rassemblés à 
Philadelphie après l'annonce de son succès. 
    Signe de sa confiance retrouvée, Hillary Clinton, qui avait 
multiplié ces dernières semaines les piques contre Bernie 
Sanders, a cette fois salué l'appel de son rival à assainir la 
politique américaine et promis de réunir le parti démocrate 
derrière elle. 
    Convoquant la mémoire de John Fitzgerald Kennedy et sa 
définition d'un idéal américain de tolérance et de générosité, 
elle a concentré ses attaques contre Donald Trump et le parti 
républicain, qu'elle a notamment accusés de vouloir "ramener 
l'Amérique en arrière" et généraliser les discriminations. 
    Bernie Sanders a pour sa part déclaré qu'il resterait dans 
la course à l'investiture "jusqu'à la fin du dernier vote", bien 
que ses chances soient aujourd'hui réduites à néant. 
    "La raison pour laquelle nous suscitons tant d'enthousiasme 
est que nous faisons quelque chose de très inhabituel dans la 
politique contemporaine: nous disons la vérité", a-t-il déclaré 
à Huntington, en Virginie occidentale, où il poursuit sa 
campagne.  
 
 (Avec Steve Holland et Emily Stephenson à Washington; Tangi 
Salaün pour le service français) 
 
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