«Nous sommes au moment le plus favorable de la reprise»

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(lerevenu.com) -

Pour Julien Nebenzhal, président de DaybyDay, le sommet est boursier est proche aux Etats-Unis et les deux prochaines années devraient être marquées par un déclin économique.

Après des secousses répétées en Europe, ce sont les marchés américains qui reviennent au c?ur de l'actualité. Du point de vue de l'analyse technique, ce phénomène n'est pas surprenant. En quatre ans, les indices américains ont gagné 160%. Ils sont maintenant «surachetés» selon de nombreux critères. Nous n'attendons pas une performance très importante du S&P 500 ni du Dow Jones, bien qu'ils n'aient pas donné de signaux de vente pour le moment.

Nous trouvons dans ce constat graphique le rappel des fondamentaux. D'une part, la faiblesse de la reprise économique mondiale en dépit des masses monétaires mises à disposition ; d'autre part, une situation globalement déséquilibrée dans de nombreux grands pays émergents. D'un point de vue relatif au cycle, l'arrière-plan reste celui d'une légère amélioration économique aux Etats-Unis, mais qui ne durera pas longtemps. Notre analyse montre que :

  • L'inflation sera sous contrôle aux Etats-Unis pendant plusieurs années, et le risque de déflation plane clairement pour 2019 ;
  • La production industrielle est dans les toutes premières étapes d'un nouveau cycle de 33 ans, elle restera fragile et incertaine dans les deux années qui viennent et finira par baisser sensiblement.

En somme, notre analyse indique que nous traversons actuellement la période la plus favorable des quatre années nous entourant (cycle connu comme celui de Kitchin). Les deux dernières années ont permis la reprise, les deux prochaines s'annoncent, selon nous, comme le déclin. Le sommet économique du cycle n'est pas atteint mais sur les cours boursiers américains, il est déjà proche.

Du côté des obligations, après la courte panique obligataire du début de l'été, nous favorisons une reprise un peu plus étendue, bien que les prix des obligations ne soient plus dans des tendances haussières, mais dans des consolidations latérales. Nous avons probablement entamé le processus de construction de sommets. Les prochains mois doivent être mis à profit pour diminuer la duration des portefeuilles.

La stratégie à adopter est celle que l'on peut retrouver assez classiquement en fin de cycle boursier. Le potentiel haussier résiduel sur les marchés d'actions internationaux sera magnifié par les indices européens- et en premier lieu les actions espagnoles-, ainsi que par les petites capitalisations comme celles du Russell 2000 ou du Nasdaq Composite. Nous pensons aussi qu'il y a une forte probabilité pour que les valeurs de rendement réalisent une performance supérieure à celle des valeurs de croissance dans les prochains mois. Les indices des marchés émergents ont peu de risque de baisse pour les semaines à venir, mais leur potentiel de hausse est peu attirant au vu de leur volatilité élevée.

Sur le marché des changes, la faiblesse du dollar pourrait se poursuivre encore un peu mais, pour le moment, le mouvement de cet été ne remet pas en cause le retournement haussier de long terme. Le dollar néo-zélandais est notre « devise-matière première » préférée.

Les matières premières sont quant à elles dans des consolidations. Les valeurs énergétiques comme les différents pétroles semblent avoir trop progressé par rapport au cuivre par exemple.

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