«Nous avons trop tendance à considérer que l'échec est asexué»

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INTERVIEW - Historien et ancien directeur de l'IUFM de Créteil, Jean-Louis Auduc s'alarme régulièrement de l'échec massif des garçons dans notre système scolaire.

LE FIGARO. - Pourquoi la situation d'échec des jeunes garçons n'est-elle pas davantage pris en compte par l'école?

Jean-Louis AUDUC. - Les filles obtiennent 44 points de plus que les garçons en «compréhension de l'écrit» dans PISA. En clair, 32 % des garçons n'atteignent pas, le niveau de compétence à l'écrit, considéré comme un minimum à atteindre pour réussir son parcours personnel. Cette faiblesse dans la «compréhension de l'écrit» indispensable pour l'obtention des diplômes et des qualifications pèse lourd dans le décrochage scolaire. Sur 150.000 élèves sortant chaque année de notre système scolaire sans qualification, 70 % sont des garçons.

Nous payons un refus d'analyser cet échec scolaire précoce des garçons. On continue à parler de 15 à 20 % «d'élèves» ne maîtr...

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