Nous avons testé...les cosmétiques faits maison !

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SÉRIE #UNMOISSANSSUPERMARCHE 5/6 - Repenser notre façon de consommer en se passant de la grande distribution pourrait être une solution à la crise agricole. Une journaliste de la rédaction du Figaro.fr a relevé le défi des internautes de ne plus se rendre dans les grandes surfaces. Elle a aussi testé des cosmétiques faits maison !

En pleine crise du secteur agricole, j'ai décidé de relever un défi lancé par les internautes: celui de ne plus mettre les pieds dans un supermarché. L'expérience gustative et participative vise à privilégier les circuits courts pour soutenir les producteurs. Repenser notre façon de consommer en se passant de la grande distribution pourrait en effet être une solution à la grave crise que traverse le secteur. Mais est-ce réaliste, compliqué, coûteux de bannir les grandes surfaces de notre quotidien?

Au terme de ce mois d'expérience, j'ai pu tester plusieurs solutions de ventes de produits locaux, toujours sur les conseils avisés des internautes ainsi que des produits cosmétiques faits maison.

● Cosmétiques maisons

L'un de mes défis était de trouver un moyen de concevoir mes propres cosmétiques. J'y suis parvenue. Sur le salon du vivre autrement, j'ai rencontré le professeur Bernard Briaud, qui a crée son propre laboratoire et prodigue des conseils aux consommateurs.

Il est très critique sur les produits de cosmétique modernes qui sont, selon lui, «un concentré de marketing»! Et certain produits sont même dangereux. Il affirme notamment que le fluor contenu dans le dentifrice est un véritable poison et pourrait tuer un enfant, s'il avalait un tube de dentifrice pour adulte en entier…

Sur les conseils du professeur, j'ai ainsi conçu mon propre dentifrice.

J'ai également pris conseils auprès de Anne-Marie Gabelica. L'ancienne salariée de L'Oréal met en garde contre les produits de cosmétiques conventionnels et rappelle que l'UFC Que Choisir a récemment révélé au grand jour le risque sanitaire liés à certains composants chimiques présents dans les cosmétiques traditionnels. L'ingénieure agronome diplômée en biochimie a ainsi décidé de concevoir elle-même sa gamme de soins 100% d'origine naturelle. Selon elle, «les consommateurs peuvent aussi privilégier les huiles végétales naturelles qui possèdent des bienfaits très importants pour la peau, à la différence des huiles hydrogénées et estérifiées, en guise de produits cosmétiques. Les huiles végétales naturelles s'intègrent aussi parfaitement dans une routine beauté naturelle et écolo», indique-t-elle, même conseil du professeur Bernard Briaud.

J'ai ainsi suivi les conseils des professionnels pour utiliser une huile naturelle et une crème hydratante faite maison.

Toutefois, les soins sont un peu compliqués, cela demande un minimum de temps et de savoir-faire. Par ailleurs, «il est nécessaire d'avoir des connaissances sur les ingrédients à associer pour éviter les mélanges hasardeux. Il faut également être très rigoureux sur l'étape de fabrication pour garantir la meilleure conservation possible du produit», souligne Anne-Marie Gabelica.

● Le marché sur l'eau à Paris

Parallèlement à la conception de mes produits cosmétiques, j'ai poursuivi la découverte de nouveaux lieux de consommation alternatifs. Ainsi, je me suis rendue au marché sur l'eau. Cette Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne) tient chaque semaine plusieurs marchés à Paris et en région parisienne.

Les produits frais vendus proviennent des fermes de Seine et Marne et sont issus d'une agriculture bio pour certains et raisonnés pour d'autres.

Outre l'origine des produits, leur acheminement est tout aussi éco-responsable: ils sont rassemblés au port à Claye-Souilly puis transportés par bateau sur les lieux de vente.

J'avais également complété mon panier de provisions sur un marché plus traditionnel qui se tient chaque dimanche à côté de chez moi, en m'assurant que les produits étaient bien issus de fermes françaises. Mais j'ai pu constater une nouvelle fois que la plupart des vendeurs que l'on retrouve sur les marchés «classiques» sont des grossistes et non les producteurs directement.

Enfin, j'avais débuté la semaine avec une autre solution déjà testée précédemment, Foodette. Il s'agit d'un panier de plusieurs menus à faire soi-même. Tous les ingrédients nécessaires à la réalisation de ces menus sont disposés dans un carton livré à domicile par Foodette (ou dans un point relais).

Ainsi, au total, cette semaine, j'ai dépensé 72 euros dont 20 euros de dentifrice plus 10 euros de produits pour faire mes cosmétiques. Un montant qui reste inférieur aux 80 euros dépensés chaque semaine lorsque je me rendais en grande surface.

Tout au long de ce mois d'expérience, j'ai constaté que je dépensais moins chaque semaine, sans supermarché. En un mois, j'ai dépensé 264,5 euros pour me procurer tous les produits de consommation courante: les cosmétiques, ménagers et l'alimentation. Un montant inférieur de plus de 10% aux 300 euros dépensés le mois précédant en me rendant uniquement en supermarché.

Ainsi, se passer des supermarchés offre de nombreux avantages, comme en témoigne cette vidéo.

En revanche, consommer hors des sentiers de la grande distribution prend du temps. De fait, implantées dans le paysage français, les supermarchés offrent aujourd'hui un aspect pratique indéniable. Plutôt que d'éliminer les hypermarchés de nos vies et modes de consommation, il convient donc de redéfinir leur rôle. Vous êtes nombreux à trouver des alternatives aux grandes surfaces. Partagez vos bons plans et vos astuces avec nous. Nous intégrerons les meilleures vidéos dans un webdoc collaboratif en préparation.

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