Nous avons changé et il faut l'assumer pour 2017, dit Valls

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    * Valls assume des contradictions entre engagements et 
réalité 
    * Il dit "se projeter dans l'avenir" 
    * A propos de Macron, il demande de jouer "collectif" 
 
    PARIS, 28 avril (Reuters) - La gauche a changé depuis son 
arrivée au pouvoir en 2012 et doit l'assumer et l'expliquer 
avant les élections présidentielle et législatives de 2017, 
déclare Manuel Valls dans un entretien à paraître dans le 
magazine Society. 
    Le Premier ministre juge par ailleurs qu'avec le 
renforcement du Front national et la possibilité qu'il accède au 
second tour de la présidentielle, le vainqueur devra rassembler 
au-delà de son camp. 
    "Nous n'assumons pas ce que nous faisons et c'est là un 
problème majeur de la gauche française. Nous n'assumons pas ce 
que nous faisons dans le domaine économique ni dans celui de la 
sécurité", déplore le chef du gouvernement. 
    "Du coup, quand on n'assume pas, s'ouvre toujours le procès 
en trahison: 'Vous avez trahi vos promesses, vous avez trahi le 
discours du Bourget.' C'est devenu un leitmotiv", ajoute-t-il, 
en référence au discours de campagne de François Hollande lors 
duquel il avait qualifié le monde de la finance d'"adversaire". 
    "C'est une vieille rengaine de la gauche, même si je 
comprends qu'il puisse y avoir des déceptions", poursuit-il. 
    Citant la politique de baisse du coût du travail pour les 
entreprises, Manuel Valls ajoute qu'"il va falloir être capable 
d'expliquer que oui, sur certains sujets, nous avons changé, que 
ça ne correspond pas forcément à tel ou tel engagement. Il vaut 
mieux dire clairement les choses et agir en transparence". 
    Toujours à destination de la gauche, dont une partie 
conteste des choix comme l'instauration et le maintien de l'état 
d'urgence, il reconnaît que "l'exercice du pouvoir n'est pas 
exempt de contradictions entre les engagements et la réalité". 
    "Parfois, il faut faire la guerre, gérer la police, la 
gendarmerie, les services de renseignement, voter des lois 
antiterroristes, et tout cela peut entrer en contradiction avec 
certaines valeurs, pour certains", ajoute-t-il, tout en jugeant 
que "cette gauche-là, elle est dans la proclamation, dans 
l'exigence, très honorable, mais, très vite, elle est 
incompatible avec l'exercice du pouvoir". 
     
    "OUI, JE ME PROJETTE DANS L'AVENIR" 
    Le chef du gouvernement défend l'action menée depuis 2012, 
notamment envers les citoyens défavorisés. 
    "Si vous n'aidez pas la société à travers le rôle de 
l'école, et notamment dans les quartiers populaires, la France 
restera une machine à alimenter le Front national", dit-il. 
    "Ce que l'on fait en matière d'éducation, ça fait moins 
vibrer que la taxe à 75% ou que la lutte contre la finance, mais 
je pense que c'est plus concret et plus fort." 
    En 2017, la campagne devra se faire en partie sur la 
question identitaire, répète le Premier ministre - un sujet 
toujours délicat dans son camp - car "la gauche, trop souvent, 
n'a apporté de réponses qu'économiques et sociales". 
    "Il doit y avoir une réponse qui est celle de la gauche, 
profondément républicaine, qui dit notre fierté d'être français, 
mais aussi notre ouverture, notre confiance dans la société, ce 
'vivre ensemble'", dit-il, citant la laïcité et l'égalité 
hommes-femmes. 
    Interrogé sur ses ambitions personnelles, Manuel Valls 
répète : "je me dois d'être à la hauteur de l'exigence des 
Français jusqu'au bout, en 2017." 
    "Après, que je me projette dans l'avenir, que j'explique ce 
qu'il faut pour mon pays, quelle est mon idée de la France, que 
je crois en la République, en la laïcité, ce qu'il faut faire 
pour l'éducation, ce revenu universel, oui, je me projette dans 
l'avenir, bien évidemment." 
    Prié de commenter le lancement par le ministre de 
l'Economie, Emmanuel Macron, de son mouvement politique, il 
plaide pour le "jeu collectif" sans le condamner. 
    "On ne peut pas être ministre et préparer un autre agenda 
que celui du président de la République", prévient-il cependant. 
"Il ne peut pas y avoir dans l'équipe gouvernementale ceux qui 
sont à la tâche tous les jours, qui sont mobilisés pour la 
réussite du quinquennat, et ceux qui ont un autre agenda. Quand 
ça se voit, ça crée forcément des tensions."     
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M898407 il y a 7 mois

    Quel gâchis avec ces socialistes dont la médiocrité est le signe de ralliement, et le nivellement par le bas (voir la décomposition de l'enseignement) la ligne d'action !!! En espérant que 2017 verra leur sortie pour de nombreuses années....

  • M4358281 il y a 7 mois

    Moi président ...lol

  • cavalair il y a 7 mois

    Il faudrait mieux les projeter par la fenetre que dans l'avenir

  • frk987 il y a 7 mois

    2200 Mds de dettes, le reste c'est du pipo !!!!!

  • frk987 il y a 7 mois

    Ben voyons, Sarkozy a changé, le PS aussi, vous prenez les électeurs pour quoi ?????????

  • milano12 il y a 7 mois

    de l argent par les fenetres que le contribuable va devoir payer la note dehors une bonne fois

  • M940878 il y a 7 mois

    la meilleur façon de les projeter dans l'avenir c'est par la porte