" Notre projet de développement à l'international passe par l'Europe"

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(NEWSManagers.com) - Xavier Lépine, président du directoire d'UFG-LFP



Après l'intégration réussie de La Française des Placements, le groupe UFG-LFP vient de conclure un partenariat stratégique avec Cholet-Dupont. Deux opérations qui illustrent bien les deux axes de développement d'UFG-LFP : l'international, tout particulièrement l'Europe, et la gestion privée.

NewsManagers : Quel bilan tirez-vous de la fusion avec La Française des Placements?

Xavier Lépine : Il existe plusieurs critères d' évaluation. Si l' on veut parler de la clientèle par exemple, il y a peut-être eu des départs mais ils ne sont pas liés à la fusion. En revanche, la fusion nous a permis de gagner des appels d' offres et de nouveaux clients, notamment des caisses de retraite. Si l' on veut parler maintenant des équipes, je dirai qu' il n' y a rien eu de fracassant. Le départ d' Olivier Johanet pour La Financière Responsable, le passage de Christian Desbois à la direction financière du Crédit Mutuel Nord Europe, tout cela était prévu.

NM : Comment vos encours ont-ils évolué l' an dernier?

X.L. : Les actifs sous gestion du groupe s' élèvent désormais à plus de 35 milliards d' euros, dont 1,5 milliard d' effet marché et, sur les produits d'épargne longue, 2 milliards d' euros de collecte nette. Sur ce total, la partie institutionnelle représente 1,2 milliard d' euros, le retail, par le biais des CGPI, environ 500 millions d' euros? Mais pour revenir à la fusion, il faut bien comprendre que cette opération n' a pas forcément été vécue comme une fusion, justement. Pourquoi ? Outre la grande proximité historique des dirigeants, les complémentarités entre les deux ensembles étaient particulièrement fortes : La Française des Placements avec sa spécialité sur les valeurs mobilières et son prisme plutôt institutionnel, UFG plutôt retail et immobilier, et aussi présente dans la gestion alternative. Cette absence de redondance a fait que les équipes n' étaient pas de fait en concurrence. Il y a eu aussi un élément d' exécution. Nous avons voulu jouer la transparence en publiant en interne tous les organigrammes de la nouvelle structure trois semaines avant l' annonce officielle.

NM : Les effectifs ont-ils évolué ?

X.L. : Justement non, les effectifs sont demeurés stables. Outre les facteurs cités plus haut, tous les collaborateurs qui désiraient devenir actionnaires pour marquer leur adhésion à notre projet ont pu le faire. Les dirigeants et salariés ont 15% du capital et une option pour une participation supplémentaire de 7,5%.

NM : Vous aviez évoqué le développement à l'international à l'occasion de la fusion. Où en êtes-vous ?

X.L. : Notre business model n'a pas bougé. Pour ce qui est de notre projet de développement à l'international, il passe d'abord par l'Europe. Nous avons une ambition européenne forte. Nous voulons figurer en bonne place à côté des grands acteurs européens. Dans la sphère institutionnelle, nous sommes, d'après IPE, déjà à la huitième place en France et à la dix-huitième place en Europe. Il est vrai que la part de l'international représente encore une part très modeste de notre encours. Une équipe d'une dizaine de personnes, appelée à monter à une quinzaine, met en ?uvre la stratégie à l'international, les priorités étant d'abord l'Espagne et l'Italie par implantation locale, la Scandinavie et l'Allemagne étant couvertes à partir de la plate-forme de distribution du Luxembourg, UFG-LFP International, renforcée depuis peu par notre association avec Alma Capital Management.

NM : Alma Capital Management fait partie de votre pôle participations ?

X.L. : Oui, Alma fait désormais partie de ce pôle qui pèse quelque 5 milliards d'euros par le biais de participations comprises entre 5% et 40% (5% dans le cas d'Alma Capital Management). Ces participations représentent désormais 10% des résultats du groupe, un chiffre en progression par rapport à 2009.

NM : Le partenariat annoncé récemment avec Cholet-Dupont ne s'inscrit pas dans la stratégie de développement à l'international ?


X.L.: Notre partenariat stratégique avec Cholet Dupont concerne plutôt l'autre axe stratégique du groupe, à savoir la gestion privée. Notre activité de gestion en France et au Luxembourg pesait un peu plus de 2 milliards d'euros. Elle va doubler de taille à la faveur de notre association avec Cholet Dupont pour représenter un encours sous gestion de plus de 4 milliards d'euros. Le partenariat, qui ouvre des possibilités de croissance supplémentaire à Cholet Dupont, va nous permettre d'offrir une gamme complète de services liés aux problématiques patrimoniales : immobilier direct et collectif, valeurs mobilières, gestion sous mandat, assurance vie et accès aux comptes titres. Autrement dit, Cholet Dupont a une activité qui a du sens pour nous et nous devenons un actionnaire, minoritaire, qui a du sens pour les familles fondatrices et collaborateurs actionnaires majoritaires et opérateurs de Cholet Dupont.

NM : Quelles sont les tendances 2011 selon UFG-LFP ?

X.L.: Outre l'approche thématique introduite dans le cadre de notre gestion actions, nous croyons beaucoup à la performance absolue. Beaucoup d'investisseurs ne cherchent plus à battre le benchmark mais sont plutôt en quête d'un peu de bon sens. Nous sommes à l'écoute d'une telle demande puisque nous pratiquons une gestion de conviction. Nous avons confiance dans les convictions du gérant, pas dans les concepts. Et bien sûr, nous avons une organisation qui reste très flexible. Notre structure à taille humaine le permet encore.


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