Notre-Dame-des-Landes-Une seule piste et un report d'un an, dit Royal

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    PARIS, 10 avril (Reuters) - La mise en chantier de 
l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, si le "oui" l'emporte au 
référendum du 26 juin, devrait "prendre un an de plus", le temps 
d'une nouvelle enquête publique, et porter sur "une seule 
piste", a réaffirmé dimanche Ségolène Royal. 
    La ministre de l'Environnement, de longue date circonspecte 
sur ce projet controversé, a relancé le débat sur l'avenir de 
Notre-Dame-des-Landes cette semaine à la suite de la publication 
d'un rapport réalisé à sa demande qui juge "surdimensionné" le 
schéma actuel.   
    Le Premier ministre, Manuel Valls, juge au contraire que 
cette étude "valide" le projet en l'état et se fixe toujours 
pour objectif un lancement des travaux en octobre. 
    "Il y a trente ans, peut-être que deux pistes étaient 
nécessaires. (...) aujourd'hui, une seule piste suffit pour 
transporter 11 millions de voyageurs", a tranché Ségolène Royal 
dimanche au "Grand Jury" RTL-Le Figaro-LCI, tout en se défendant 
de "prendre parti" et de vouloir influencer les électeurs. 
    "Soit la réponse est 'non' et on aménage l'aéroport actuel, 
(...) soit il y a un nouvel aéroport", a-t-elle déclaré. 
    "Si le 'oui' l'emporte, il est évident qu'il faut tenir 
compte du rapport et puis après, il y a des problèmes d'argent 
public : vous n'allez pas construire deux pistes, c'est-à-dire 
investir des centaines de millions d'euros, uniquement parce 
qu'il y a vingt ans on a dit 'deux pistes'", a-t-elle lancé. 
    "Comme il y a une modification substantielle du projet, il 
faut une nouvelle enquête publique", a plaidé la ministre. 
    "Si c'est la décision, ça peut prendre un an", a-t-elle 
expliqué en relevant que les délais de cette nouvelle enquête 
seraient raccourcis car les documents techniques "sont déjà 
pratiquement prêts". 
    "Pour un aéroport attendu depuis trente ans (...), prendre 
un an de plus pour être sûr d'avoir une infrastructure au lieu 
de rester bloqué dans des violences, dans des rapports de 
force...: On ne va pas faire des travaux avec des compagnies de 
gendarmes mobiles pour protéger les grues", a-t-elle ajouté. 
    Bruno Retailleau (Les Républicains), qui préside le conseil 
régional des Pays-de-la-Loire et le syndicat mixte 
aéroportuaire, s'est inquiété mercredi des déclarations de 
Ségolène Royal, qui avait déjà évoqué l'aménagement d'une seule 
piste, en estimant qu'une nouvelle enquête publique "obligerait 
à repartir sur 10 ans de procédures auxquelles ne survivra pas 
le projet." 
    "Cela reviendrait à dire aux électeurs: 'Même si vous votez 
oui, ce sera non!'", a-t-il réagi. 
 
 (Sophie Louet) 
 

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  • M898407 le dimanche 10 avr 2016 à 18:21

    Elle brouille les cartes pour essayer de faire oublier sa gestion calamiteuse de la région Poitou-Charente, mais on ne va pas la lâcher comme çà cette prétentieuse, arrogante et méprisante pour le peuple. Son orgueil n'a d'égal que sa folie des dépenses inutiles et non rentables.... A quand son jugement ?

  • opelin le dimanche 10 avr 2016 à 18:12

    La lutte entre V. et R. ne vise qu'à empêcher V. de se présenter. R. l'a dit il y a déjà 2 ans : elle vivante il n'y aura pas de NDL.