Notre-Dame-des-Landes : «Si le non l'emporte, le projet sera abandonné», assure Valls

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Manuel Valls est inflexible : à cinq jours du référendum local sur le projet d'aéroport nantais de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), le Premier ministre a tenu à rappeler les règles du jeu, ce mardi, lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. «Si le non l'emporte, le projet sera abandonné. Si le oui l'emporte dimanche, le projet sera engagé. Et je veux également rappeler que, quel que soit le résultat, les personnes qui occupent illégalement des propriétés devront partir», a-t-il déclaré avant d'ajouter : «L'Etat de droit s'applique à Notre-Dame-des-Landes comme partout ailleurs dans le pays».

Sont visés les zadistes (mot tiré de l'acronyme de «zone d'aménagement différé» rebaptisé par les opposants «zone à défendre») et les habitants historiques expulsables, qui occupent les terrains dédiés au transfert de l'aéroport de Nantes sur le site de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).

VIDEO. Manuel Valls : les zadistes devront partir «quel que soit le résultat» du référendum sur NDDL

François Hollande, le 19 février, avait déjà promis que la consultation, qui n'a que valeur d'avis, serait suivie d'effet. «Si les personnes consultées répondent oui, il faut faire l'aéroport, il sera fait. Si elles répondent non, il ne sera pas fait», avait-il assuré. Le transfert de l'actuel aéroport de Nantes vers le site de Notre-Dame-des-Landes, à 20 km au nord de l'agglomération est envisagé depuis 1963. L'opposition s'est organisée depuis 1972. Inscrite dans les plans d'urbanisme depuis 1974, la déclaration d'utilité publique de l'aéroport a été rendue en 2008. Les travaux devaient initialement s'achever en 2017 mais ils sont suspendus depuis 2012.

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