Notre-Dame-des-Landes : pour le gouvernement, rien n'est réglé...

le , mis à jour à 08:05
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Notre-Dame-des-Landes : pour le gouvernement, rien n'est réglé...
Notre-Dame-des-Landes : pour le gouvernement, rien n'est réglé...

La victoire du oui au référendum local sur le transfert de l'aéroport nantais vers Notre-Dame-des-Landes ne signe pas la fin des soucis pour le gouvernement. Ce scrutin inédit en France a pourtant été voulu par l'exécutif pour sortir du blocage de ce dossier vieux de cinquante ans. Certes, le Premier ministre a salué hier le taux de participation et le « vote clair » en faveur du nouvel aéroport. Mais, même si la messe du référendum est dite, rien ne garantit que François Hollande et Manuel Valls « puissent aller en paix ». Ce dernier a rappelé hier que les personnes qui occupaient illégalement le site devaient partir d'ici le début des travaux préparatoires (soit à l'automne 2017), car « l'autorité de l'Etat et les lois de la République s'appliquent à Notre-Dame-des-Landes comme partout ailleurs dans le pays ».

 

Le Premier ministre risque de se retrouver face à quelques dizaines de zadistes susceptibles de recevoir des renforts de France et de l'étranger, tous déterminés à rester, voire à en découdre... L'exécutif risque également d'être confronté à une fronde des écologistes, vent debout contre le nouvel aéroport. Ce référendum avait été « offert » en février dernier par le chef de l'Etat à Emmanuelle Cosse, alors patronne d'EELV, pour qu'elle accepte d'entrer au gouvernement. Hollande espérait ainsi « sortir par le haut » d'une polémique qui pollue son quinquennat. Or, le oui pourrait attiser la colère des Verts. Enfin, Valls devra faire face au sein même de son gouvernement à l'opposition de Ségolène Royal, sceptique sur le projet même du transfert de l'aéroport, et hostile à la manière forte. « On ne fera pas d'évacuation par la force, c'est impossible, on ne va pas faire de guerre civile à Notre-Dame-des-Landes », proclamait la ministre de l'Environnement en janvier. « Bon courage ! » avait-elle même lancé, en décembre 2014, à Valls.

 

Paradoxalement, pour ce ...

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  • M9244933 il y a 5 mois

    Le président et le gouvernement ont décidé de confier la décision à d’autres, peu importe une analyse objective si le projet allait dans le sens de l’intérêt public ou non, pour ne pas être responsable de la décision. Des gouvernants, ça ??

  • M8252219 il y a 5 mois

    A Saint-Aignan-Grandlieu, commune survolée par les avions de l'aéroport Nantes-Atlantiques, le "oui" était plus massif, avec 71,70% des voix. Mais pour les écolos il faut sauver la musaraigne aquatique !!!!!!!!! il y en a des millions de part la France.

  • M8252219 il y a 5 mois

    Nous allons voir si le gouvernement gouverne ou si nous avons à faire à des lavettes..