Notre-Dame-des-Landes : le casse-tête de l'évacuation des zadistes

le , mis à jour à 08:42
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Notre-Dame-des-Landes : le casse-tête de l'évacuation des zadistes
Notre-Dame-des-Landes : le casse-tête de l'évacuation des zadistes

Un cochon se prélasse dans le pré. Un jeune homme répare un tracteur qui n'avance plus. Un autre rapièce de vieux vêtements. A la ferme de Bellevue, l'un des sites prévus pour la construction du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), difficile de s'imaginer que ses occupants ont, la veille au soir, été doublement sommés de partir. Par les électeurs, qui ont voté oui à la construction de l'aéroport, et par Manuel Valls. Le Premier ministre a signifié dans la foulée de la consultation que « les personnes qui occupent illégalement le site devront partir d'ici le début des travaux », prévus cet automne.

 

« On nous dit que l'on n'est pas légitime ? Nous, on dit que c'est cette consultation qui ne l'est pas. Les menaces et les pressions, on a l'habitude. Cela ne change strictement rien pour nous. On continue notre route », sourit une zadiste, après une nuit de fête et de concerts. Si elle est si sereine, c'est parce qu'elle « sait », affirme-t-elle, qu'en cas de tentative d'évacuation par les forces de l'ordre, « la base sera là ». La base ? « Nous sommes capables de mobiliser plusieurs centaines de personnes, voire plus, très vite. Il y a des gens de Grèce, d'Espagne, de Turquie, du Kurdistan prêts à nous aider à faire bloc. » Sur le site Internet de la zone à défendre, tenu par les zadistes, l'organisation a commencé dès hier matin. « Merci de nous signaler toute information sur d'éventuelles présences de flics ou d'engins de travaux », peut-on lire sur la page d'accueil.

 

Le casse-tête sera d'autant plus douloureux pour l'exécutif que les écologistes et une partie de la gauche radicale sont vent debout contre le projet d'aéroport.

 

« On a le temps avant un éventuel recours à la force. La question de l'évacuation se posera en temps voulu », indique-t-on Place Beauvau. « Je crois que les discussions entre le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur ...

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  • M8252219 il y a 5 mois

    Régression totale , c'est facile quand on bénéficient des allocations de toutes sortes payées par le travail des AUTRES.