Notre-Dame-des-Landes : « Je vois les galères arriver »

le , mis à jour à 08:42
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Notre-Dame-des-Landes : « Je vois les galères arriver »
Notre-Dame-des-Landes : « Je vois les galères arriver »

Aussitôt le résultat du vote connu, Alexandre a calculé sur Mappy son futur temps de trajet. « Une heure et quatre minutes contre vingt-sept minutes aujourd'hui », explique, dépité, le quadragénaire en charge de l'assistance aux personnes handicapées à l'actuel aéroport de Nantes. Lui a voté non dimanche lors de la consultation locale pour le transfert de l'infrastructure à Notre-Dame-des-Landes. Mais le village de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, où il a acheté sa maison il y a huit ans « pour être près du boulot », a placé le oui en tête des pistes (51,62 %). Tout comme le département, où le nouvel aéroport l'emporte à la faveur de 55 % des suffrages.

 

L'« Aéroxit » (le terme qui a fleuri sur les réseaux sociaux en référence au Brexit), Hervé aussi en rêvait la nuit. « Parce que je trouve inutile de reconstruire ce qui existe déjà et parce que je vois les galères arriver », note-t-il dans son habit blanc de cuistot. Le saisonnier de 45 ans assure la production de sandwichs pour quelques-uns des quatre millions de voyageurs qui empruntent chaque année les terminaux pour s'envoler, comme hier, à Bordeaux, Palerme, Lyon ou Figari. « Je vis à cinq minutes. Notre-Dame, c'est à quarante-cinq. Quand on commence à 5 heures du matin, ça joue beaucoup. Sans compter les embouteillages pour la traversée du pont », assure-t-il.

 

« Je doute qu'il y ait des compensations financières », explique sceptique une hôtesse d'un comptoir d'enregistrement durant sa pause cigarette. Certes, il faudra des années pour que le transfert à Notre-Dame soit effectif. Rien que pour commencer les travaux, le gouvernement va devoir évacuer des zadistes... bien décidés à rester. Mais pour ce steward, le changement -- même s'il n'est pas pour maintenant -- est une aubaine : « Il faut voir au-delà de nos cas personnels. Un nouvel aéroport, c'est plus d'emplois, plus de lignes, plus de propositions low-cost. On ne ...

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  • mo.conta il y a 8 mois

    les emplois créés seront aux détriments des autres...une boulangerie vend 1000pains;une 2e dans la meme rue et ce sera toujours 1000pains en tout...

  • M8252219 il y a 8 mois

    Régression totale , c'est facile quand on bénéficient des allocations de toutes sortes payées par le travail des AUTRES.