Note d'optimisme sur les marchés européens en fin de semaine

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé la semaine sur une note d'optimisme vendredi, portées par l'annonce d'une croissance allemande nettement plus forte que prévu et par l'espoir d'un accord sur la dette grecque.

À Paris, l'indice CAC 40 a gagné 0,7% (33,16 points) à 4.759,36 points, portant sa progression sur la semaine à +1,46%. A Francfort, le Dax a pris 0,4%, inscrivant un record en séance à 11.013,850 points avant de clôturer à 10.963,40, et à Londres, le FTSE a progressé de 0,67%.

Les indices européens ont suivi le mouvement avec +0,7% pour l'Eurofirst 300 et +0,88% pour l'Eurostoxx 50.

La croissance économique dans la zone euro a enregistré fin 2014 une accélération inattendue, grâce avant tout à la bonne santé retrouvée de l'Allemagne, qui dépasse d'une bonne tête le reste de la classe avec une croissance de 0,7%, un résultat largement supérieur aux attentes puisque le consensus ne donnait que 0,3% de croissance.

Les investisseurs sont également animés par un relatif optimisme concernant un accord prochain dans les négociations sur la dette grecque avant une nouvelle réunion, lundi, des ministres des Finances de la zone euro.

"Le facteur important sur le marché, c'est l'espoir qui grandit concernant une forme d'accord entre la Grèce et l'Eurogroupe, peut-être dès lundi", explique Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

Dans ce contexte, la Bourse d'Athènes a progressé de 5,61%, dopée par ses banques, avec de belles envolées pour la Banque nationale de Grèce (+16,1%) et la Banque du Pirée (+12,9%).

Pour autant, en Grèce, la crainte d'un chaos financier pousse les épargnants à retirer leur argent des banques, ce qui, selon des sources bancaires, a conduit la Banque centrale européenne (BCE) à décider jeudi d'augmenter les liquidités d'urgence mises à disposition des établissements de crédit.

Ailleurs en Europe, et toujours dans le secteur bancaire, Crédit agricole s'adjuge 5,56%, plus forte hausse du CAC 40, devant ArcelorMittal (+5%).

Le premier sidérurgiste mondial a annoncé qu'il prévoyait une baisse de son bénéfice en 2015, et non pas une hausse comme attendu, en raison d'une chute des prix du minerai de fer et d'un ralentissement du marché de l'acier. Mais les détails concernant l'endettement du groupe ont rassuré le marché.

Contre la tendance, ThyssenKrupp chute de 2,64 % malgré la confirmation de ses prévisions 2014-2015. Les investisseurs sanctionnent l'annonce d'un flux de trésorerie négatif de 651 millions d'euros au quatrième trimestre.

A mi-chemin de la saison européenne des résultats trimestriels, 55% des entreprises cotées sur le STOXX 600 ont dépassé les attentes des analystes, selon les données Thomson Reuters I/B/E/S.

A l'heure de la clôture en Europe, Wall Street restait orientée à la hausse malgré l'annonce de la dégradation du moral des ménages américains début février en raison d'inquiétudes sur l'emploi, les salaires et les perspectives économiques.

Sur le front du pétrole, le baril de Brent a passé la barre des 60 dollars pour la première fois cette année, porté par les importants programmes de réduction des coûts mis en oeuvre dans le secteur et les chiffres meilleurs que prévu de la croissance européenne.

Sur le marché des changes, le dollar, très vigoureux ces derniers temps, a cédé un peu de terrain face à un panier de devises de référence, dont l'euro, après la publication de l'indice de l'Université du Michigan témoignant d'une perte de confiance du consommateur américain début février.

(Patrick Vignal pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)

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