Nos conseils sur les valeurs françaises touchées par le Brexit

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Laurent-Perrier est fortement exposé au marché britannique, avec 23% de son chiffre d'affaires. (© CC-D. Cruse)
Laurent-Perrier est fortement exposé au marché britannique, avec 23% de son chiffre d'affaires. (© CC-D. Cruse)

Valeur Brexit par excellence, Eurotunnel va souffrir de la dépréciation de la livre sterling. Une baisse de 10% de la monnaie britannique ferait reculer son excédent brut d’exploitation (Ebitda) de 6% et son résultat avant impôts de 23%, selon les estimations d’Oddo Securities. Même si la baisse de la livre a aussi des impacts positifs (recul de la dette dans cette monnaie, soutien aux exportations britanniques…), nous restons négatifs sur le titre par prudence. La fréquentation du tunnel pourrait aussi pâtir d’une récession de l’économie britannique.

Dans l’univers des sociétés de services informatiques, Sopra Steria Group est très exposé au Royaume-Uni, depuis le rachat du britannique Xansa par Steria en 2007. Le groupe y réalise près de 30% de ses ventes, à 70% avec le secteur public, ce qui apporte une certaine résilience. Conservez. Sword est aussi très présent en Grande-Bretagne (près d’un quart de son activité), surtout dans les logiciels bien mieux margés que les services. Conservez. Quant aux poids lourds du secteur Capgemini et Atos, ils réalisent chacun environ 15% de leur chiffre d’affaires outre-manche. Conservez les deux titres.

PSA détient plus de 8% du marché britannique

Au sein des matériaux de construction, la valeur la plus exposée au Brexit serait Saint-Gobain selon le bureau d’études Jefferies. Il estime que les deux tiers de l’Ebitda du groupe en 2016 viendraient de

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