Norvège : questions sur la lenteur de la police

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Une succession de malentendus et de maladresses est à l'origine du retard de la police norvégienne sur la petite île d'Utoeya.

Lorsque, vers 17 heures, le tueur accoste, déguisé en policier et muni de deux armes à feu - ce qui est hautement inhabituel en Norvège, où les policiers ne sont armés que de matraques -, personne ne se méfie. «Quand il a commencé à tirer, certains ont cru à un exercice d'évacuation», raconte un jeune rescapé. Il leur faut plusieurs minutes pour comprendre leur méprise. Mais à 17 h 10, lorsque certains jeunes, paniqués, composent le numéro d'urgence de la police, on leur répond qu'il ne faut pas bloquer les lignes, à cause de la bombe qui a explosé quelques heures plus tôt à Oslo.

Ce n'est qu'à 17 h 27 que la police consigne le premier appel en provenance d'Utoeya. Mais toutes ses forces sont concentrées sur la première attaque. Une unité rejoint finalement Utoeya - à une quarantaine de kilomètres au nord d'Oslo - par la route : aucun hélicoptère n'est disponible. Mais quand les policiers arrivent dans la zone, vers 18

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