Norvège-Breivik conteste ses conditions de détention

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    OSLO, 9 février (Reuters) - L'extrémiste norvégien Anders 
Behring Breivik, condamné à 21 ans de prison pour le meurtre de 
77 personnes en juillet 2011 à Oslo et sur l'île d'Utoya, 
dénonce ses conditions de détention et accuse les autorités de 
traitement inhumain. 
    L'affaire sera examinée du 15 au 18 mars dans le gymnase de 
sa prison de Skien, au sud d'Oslo, qui sera aménagé pour 
accueillir les débats afin d'éviter un déplacement dans la 
capitale. 
    Breivik est détenu dans une cellule individuelle et n'a 
aucun contact avec les autres détenus. Il ne voit que des 
gardiens, des médecins et d'autres professionnels qui 
travaillent dans le milieu carcéral, ont indiqué ses avocats. Sa 
mère, qui venait le voir en prison, est morte d'un cancer en 
2013. 
    "Il devrait être autorisé à avoir un minimum de contacts 
humains", a dit à Reuters l'un de ses avocats, Oeystein 
Storrvik, qui invoque la Convention européenne des droits de 
l'homme. 
    Pour les services pénitentiaires norvégiens, les conditions 
de détention de Breivik, âgé de 36 ans, sont aussi libérales que 
possible pour un fanatique d'extrême droite qui risquerait gros 
s'il se mêlait aux autres prisonniers. 
    Ils réfutent d'ailleurs le terme d'"isolement", préférant 
dire que Breivik, pour des raisons de sécurité, est "privé de la 
compagnie d'autres détenus". 
    Breivik, dit son avocat, veut simplement pouvoir discuter de 
ses idées avec d'autres personnes, échanger librement des 
lettres et peut-être recevoir des visites.  
    Dans un rapport publié l'an dernier, le médiateur civil du 
royaume estimait que les strictes conditions de détention du 
tueur d'Utoya présentaient "un risque élevé de traitement 
inhumain". 
    Yuval Ginbar, conseiller juridique travaillant pour Amnesty 
International, a souligné que la Norvège devait s'assurer que 
tous les détenus "aient chaque jour, à tout le moins, plus de 
deux heures de contacts humains". 
    Breivik a un ordinateur personnel mais n'a pas accès à 
internet. En juillet dernier, il s'est inscrit en master de 
sciences politiques par correspondance à l'université d'Oslo. 
  
 
 (Alister Doyle, Guy Kerivel pour le service français) 
 
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