Nord : la préfecture réticente au déménagement du camp de la honte

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Une enfant kurde dans le camp de migrants de Grande-Synthe, près de Dunkerque, dans le nord de la France.
Une enfant kurde dans le camp de migrants de Grande-Synthe, près de Dunkerque, dans le nord de la France.

La décision est tombée quelques heures avant le réveillon du 31. La préfecture du Nord s'oppose à l'implantation du camp de réfugiés que la ville de Grande-Synthe et l'association Médecins sans frontière (MSF) se proposent de créer en périphérie de Dunkerque pour abriter les centaines de familles installées.  Le projet vise à installer un demi-millier de tentes chauffées et des blocs sanitaires sur un terrain « hors d'eau », afin de loger les 2 500 personnes, dont près de 200 enfants, qui pataugent actuellement dans la gadoue sur un terrain vague marécageux proche du centre-ville.

Dans un communiqué de presse, rendu public la veille du nouvel an, les services de l'État indiquent que le site proposé par Damien Carême, maire (EELV) de cette commune de 22 000 habitants, « ne satisfait pas aux conditions de sécurité requises, compte tenu des dangers de la proximité du chemin de fer et de l'autoroute ».

Lire aussi Urgence sanitaire dans un camp de réfugiés près de Dunkerque

Ce veto du préfet n'est cependant pas définitif et une réunion a eu lieu en mairie de Grande-Synthe, lundi 4 janvier, entre les représentants de l'État et la ville, pour voir dans quelle mesure la construction de clôtures légères permettrait de « sécuriser » les lieux, indique le cabinet de Damien Carême. La création d'un campement...

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  • M1765517 il y a 11 mois

    et oui courage politique sans doute !

  • a.lauver il y a 11 mois

    En France on discute pour déplacer le problème mais ont-ils au moins penser à le résoudre?