Non-lieu requis pour Strauss-Kahn dans l'affaire du Carlton

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NON-LIEU REQUIS POUR STRAUSS-KAHN DANS L'AFFAIRE DU CARLTON
NON-LIEU REQUIS POUR STRAUSS-KAHN DANS L'AFFAIRE DU CARLTON

LILLE (Reuters) - Le parquet de Lille a annoncé mardi requérir un non-lieu pour Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire dite du Carlton, ce qui pourrait signifier la fin des ennuis judiciaires de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI).

"DSK", qui a déjà bénéficié d'un abandon des poursuites dans l'affaire du Sofitel de New York, a été mis en examen en mars 2012 pour "proxénétisme aggravé en bande organisée" dans cette affaire où 14 personnes ont été mises en examen.

Les enquêteurs ont cherché pendant l'instruction à déterminer s'il savait que les femmes rencontrées en Belgique, à Paris et à Washington étaient des prostituées, et s'il a pu être l'un des organisateurs des rendez-vous, ce qu'il a toujours démenti.

Le parquet annonce qu'il requiert un non-lieu pour Dominique Strauss-Kahn et pour Jean-Luc Vergin, l'ancien directeur régional du groupe de BTP Eiffage qui est soupçonné d'avoir financé ces parties fines en payant les prostituées.

"En effet, en ce qui les concerne, le parquet estime qu'il n'existe pas de charges suffisantes", explique un communiqué.

Les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont crié victoire.

"Je constate que le procureur de la République est de notre avis, ce que nous avons toujours dit depuis le premier jour, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'élément constitutif d'une infraction de proxénétisme susceptible d'être reprochée à Dominique Strauss-Kahn", a dit Henri Leclerc sur BFM TV.

Le procureur ajoute toutefois requérir le renvoi devant le tribunal correctionnel de 12 personnes "pour des faits susceptibles d'être qualifiés de proxénétisme en réunion, ainsi que pour certaines d'entre elles, d'escroquerie, abus de confiance, abus de biens sociaux".

Cela signifie que ces personnes sont soupçonnées, elles, d'avoir fourni des prostituées pour des parties fines auxquelles participait "DSK", mais sans l'en avertir.

PAROLE AUX JUGES D'INSTRUCTION

Le parquet prône toutefois l'abandon de la circonstance aggravante de "bande organisée" ainsi que l'infraction d'"association de malfaiteurs" pour tous les mis en examen.

Ce réquisitoire définitif fait suite "à une analyse approfondie et minutieuse du dossier d'instruction qui comprend 33 tomes et 6.800 cotes", ajoute le parquet.

Les juges d'instruction, qui avaient communiqué le 13 mars le dossier au parquet, estiment que Dominique Strauss-Kahn savait qu'il rencontrait des prostituées rémunérées lors de soirées organisées à Paris et Washington.

L'ancien directeur du FMI, 64 ans, a toujours nié avoir eu connaissance qu'il s'agissait de prostituées, défendant son droit au libertinage entre adultes consentants.

Le 2 octobre, le parquet de Lille avait classé sans suite une enquête préliminaire pour viol sans dépôt de plainte de la part de prostituées présentes dans des soirées à Washington.

Il appartient désormais aux juges d'instruction de décider s'ils renvoient "DSK" en correctionnelle ou s'ils se rangent à l'avis du parquet.

"Depuis le début de cette affaire, le juge d'instruction a montré une singulière conviction de l'existence de charges à l'encontre de Dominique Strauss-Kahn, je ne sais pas si notre avis s'ajoutant à celui du parquet va réussir à le convaincre", a expliqué Henri Leclerc.

"Il n'a pas commis d'infraction, dans notre pays, le fait même de voir une prostituée n'est pas considéré actuellement comme une infraction, et de surcroît encore aurait-il fallu qu'il sache que c'était des prostituées."

Le 10 décembre 2012, les poursuites engagées par Nafissatou Diallo, une femme de chambre de l'hôtel Sofitel de New York qui accusait Dominique Strauss-Kahn d'agression sexuelle, ont été arrêtées suite à un accord financier entre les avocats de la femme de chambre et ceux de "DSK". Le montant de la transaction n'a pas été divulgué.

La plainte de Tristane Banon, une jeune romancière qui l'accusait de tentative de viol en 2003, avait été classée sans suite en France en octobre 2012 pour prescription, mais le parquet de Paris a estimé qu'il y a bien eu agression sexuelle.

Pierre Savary, édité par Yves Clarisse

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  • scred le mardi 11 juin 2013 à 14:16

    quel naïveté cela me donne envie de vomir

  • Gary.83 le mardi 11 juin 2013 à 14:09

    faut qd même savoir qu'un type comme DSK ne pourrait pas meme ouvrir un commerce, un salon de coiffure , sans que ses affaires antérieures lui portent préjudice ... mais notre garde rouge, Fred912 verrait bien DSK à la présidence de la France !!! pourquoi pas !remarque ça ne ferait qu'un ripou de plus ...

  • lolin le mardi 11 juin 2013 à 14:03

    ça se termine toujours comme ça, pour tout chez les pouritiques. et l'affaire tapie sera de même, comme l'hipodrome de Compiègne, idem pour Karachi, bettancourt etc....par contrefaites attention à vos fesses en cas de dépassement de la vitesse autorisée, même de deux km. On nous prend pour des go.gols

  • kejocol le mardi 11 juin 2013 à 13:44

    tiens , par hasard, pas de vague du PS. bizarre , ils sont au gouvt. la justice serait elle tjrs independante? des pourris.

  • JODHY le mardi 11 juin 2013 à 13:21

    belle reponse de Gary.83, tout est dit

  • Gary.83 le mardi 11 juin 2013 à 12:48

    Présente lui ta femme pour voir !

  • laeti453 le mardi 11 juin 2013 à 11:10

    S'il fallait déranger tant de juges et d ' avocats chaque fois qu'un homme politique va aux pu.es, on n ' en finirait pas ! Rappelons nous que c ' était une institution sous la 3eme, quand des hôtes de marque visitaient la République : pas mal de têtes couronnées étrangères donnaient l'exemple et par ailleurs ces dames étaient choyées et respectées, ce qui est tout à fait normal, puisqu'elles remplissaient une fonction indispensable.

  • peggy111 le mardi 11 juin 2013 à 10:58

    apres avoir fait tant de bruit pour finir comme ca on paie vraiment des juges pour rien tout etait politique