Non-lieu rendu dans l'affaire Georges Tron

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NON-LIEU POUR GEORGES TRON
NON-LIEU POUR GEORGES TRON

PARIS (Reuters) - L'ex-ministre UMP Georges Tron, que deux anciennes employées de sa commune de Draveil (Essonne) accusaient de viols et agressions sexuelles, a obtenu un non-lieu, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Les deux juges d'instruction, qui ont également conclu à un non-lieu pour son adjointe à la culture, Brigitte Gruel, ont suivi les réquisitions du parquet d'Evry, a-t-on précisé.

L'une des deux plaignantes, Virginie Faux, a annoncé son intention de faire appel.

"On nous dit qu'on nous croit, mais qu'il n'y a pas assez de preuves pour renvoyer l'affaire devant un tribunal correctionnel. Cette décision confirme que Georges Tron bénéficie de protections", a-t-elle dit à 20minutes.fr.

Dans leur ordonnance, les juges notent les incohérences et les problèmes personnels des plaignantes. Ils soulignent que, pour la plupart des allégations, "l'information n'a pas réuni de charges suffisantes".

Georges Tron, 54 ans, maire de Draveil et ancien secrétaire d'État, avait été mis en examen le 22 juin 2011 pour viols et agressions sexuelles en réunion par personne ayant autorité, et laissé en liberté sous contrôle judiciaire.

L'affaire l'avait conduit à démissionner de son poste de secrétaire d'État à la Fonction publique en mai 2011. Il avait perdu en juin 2012 son siège de député, ravi par le socialiste Thierry Mandon.

L'ex-ministre, se disant adepte de la réflexologie plantaire, avait reconnu avoir caressé les pieds des plaignantes, tout en se défendant d'avoir eu des relations ou même des intentions sexuelles.

Il avait tour à tour dénoncé une vengeance d'employées sanctionnées et un complot politique venu du Front national. Les plaignantes étaient défendues par Me Gilbert Collard, proche de Marine Le Pen, devenu député du Rassemblement Bleu Marine.

Dans ses réquisitions de mai dernier, le parquet avait souligné le goût "prononcé" du maire "pour les femmes, et sa propension à se faire remarquer d'elles grâce à un physique avantageux, des manières, un certain charisme lié à sa personne, ses mandats et les moyens qu'ils offrent".

Tout en jugeant ces comportements "totalement inappropriés", il estimait qu'il n'étaient pas constitutifs d'une infraction pénale.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • speedy36 le mardi 10 déc 2013 à 20:16

    pour georges tron, pas de doute.... c'est le pied !!!!

  • ssierge le mardi 10 déc 2013 à 20:14

    La bonne vieille technique de la femme divorcée qui refuse que ses enfants voient leur père : il suffit de l'accuser de viol ou d'attouchements. Ca émeut l'opinion et avec un peu de chance un juge la croira sur parole. Sauf que cette fois, ça n'a pas marché !

  • scheyde1 le mardi 10 déc 2013 à 19:43

    Un beau pied, c'est beau, mais les caresses doivent rester au niveau du couple mais en aucun cas avec des tiers personnes ; d'ailleurs, il faut savoir caresser dans le sens du poil. Ce qu'il n'a peut-être pas su faire.

  • M3182284 le mardi 10 déc 2013 à 19:20

    Il a pris son pied au verdict?

  • lorant21 le mardi 10 déc 2013 à 11:48

    Un ministre coquin fétichiste du pied + des maitresses aigries = un drame d'état et un scandale arrivant après DSK (qui permettait à certains de se dédouaner..) qui se termine en eau de boudin (j'allais dire en coui::es).